Le royaume de Cerith
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 Gabriel Aluthol Salabril, un diacre presque manchot ! [100%]

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Gabriel A. Salabril

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Crédit avatar : Gakuran by Velk
Messages : 37
Date d'inscription : 01/11/2017
Age : 23
Guilde/Groupe : Religieux

Feuille de personnage
Age: 34 ans
Métier: Diacre
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MessageSujet: Gabriel Aluthol Salabril, un diacre presque manchot ! [100%]   Mer 1 Nov - 1:14

Gabriel "Aluthol" Salabril
PRÉNOM • Gabriel A.
NOM • Salabril
SEXE • Mâle
ORIENTATION SEXUELLE • Hétérosexuel
ÂGE • 34 ans
RACE • Hybride chien-loup
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GROUPE • Religieux (Loïka)
MAGIE • Electricité (majeur), exclusivement au corps à corps sous forme de "choc" avec la possibilité de tirer à une courte distance (environ la longueur de son bras) mais avec comme contrecoup de se faire brûler par sa propre foudre;

Vitesse (mineur), pendant un court instant, Gabriel ralentit légèrement le Temps pour se déplacer et réfléchir plus vite (fatalement) sous l'influence de ce qu'il pourrait percevoir comme un shoot d'adrénaline, avec comme contrepartie de tout percevoir au ralenti sans que son corps ou son esprit n'en profitent pendant une durée égale d'un point de vue extérieure, provoquant un certain stress sur ces derniers, plus ou moins élevé selon la distance parcourue pendant son "sprint" ou le "réflexe" offert par cette magie.

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L'équipement de votre personnage.

L'équipement de Gabriel est assez basique, comme on pourrait s'y attendre pour quelqu'un de sa condition. Des bottes épaisses pour pouvoir se balader dans la boue sans se salir les pattes. Bourré à l'intérieur, un pantalon bien plus fin et ample, pour le confort, donnant l'impression parfois que le personnage nage dedans et bien entendu, une ceinture pour maintenir celui-ci et ne pas se retrouver cul nu. Inutile de dire que porter des sous-vêtements avec ce genre de bas serait du gâchis et que le "chien" en a bien conscience!

Le haut est constitué d'un manteau dense plus qu'il n'est épais, comme s'il était prévu pour le travail extérieur davantage et servant d'étole, pour les offices religieux. Bien entendu de couleur noire avec des bandes blanches sur les bords, pour respecter les coloris de sa religion. Dans cette tenue, ce qui peut être le plus surprenant reste la mitaine du religieux, cachant la paume de sa main unique et masquant le dos de celle-ci avec une plaque métallique portant comme symbole la tête de dragon de Loïka, davantage là pour "réguler sa magie" comme il aime le dire, l'empêchant de pratiquer des tirs à distance par réflexe (cf. Magie) et respectant l'esthétique générale de sa soutane et de sa ceinture, avec un noir plus profond que son pantalon et disposant de la même manière de bandes blanches comme pour délimiter les coutures, mais bénéficiant, comme la ceinture du coup, de certaines parties métalliques, pour que le poids de la fameuse plaque ne fasse pas glisser bêtement son gant.

Pour ce qui est des "accessoires", l'homme porte quelque fois un pendentif en forme d'écaille, encore une fois pour des raisons religieuses, surtout lors des offices ou lorsqu'il a besoin de prier, ainsi qu'une pelle. Oui, une pelle. Cela montre bien que ce dernier se "spécialise" davantage pour les tâches plus sombres de son culte, en agissant un peu comme fossoyeur, expliquant ainsi les matières moines précieuses qui composent ses habits.

Physique de votre personnage


Que dire sur Gabriel? Qu'il ne vous fera pas forcément penser immédiatement à un prêtre? L'être canin semble avoir un minimum vécu, à moins qu'avoir été dessiné par quelqu'un qui pensait que les muscles étaient naturellement "énormes et secs". L'homme se présente immédiatement comme un adulte de par sa taille au-dessus de la moyenne, sans être non plus extraordinaire, avec son mètre quatre-vingt cinq (1m85) mais également comme un manuel de par l'épaisseur et la rondeur de ses épaules, sa démarche pouvant paraitre lourde à cause de la charge de son squelette doit subir avec sa centaine de kilos passée d'une dizaine, ou juste un peu moins (109kg6), poids qui pourrait justifier qu'un médecin lui passe un certain savon, comme on pourrait parler dans son cas d'obésité modérée. Cependant, il ne s'agit pas réellement de gras, l'homme suivant un régime équilibré et respectant assez bien ce que l'on pourrait attendre de la part d'un ecclésiastique, avec quatre repas par jours, certes, mais quatre repas peu volumineux et adaptés à sa morphologie! N'hésitant pas à donner ce qu'il y a en trop. Voilà donc l'origine du poids du canin, beaucoup de sport et une alimentation particulière et mesurée.

Pour ce qui est des couleurs chez l'individu, on pourrait parler d'une robe bicolore, avec deux teintes mélangeant quelque peu le brun et le gris, n'ayant pas réellement ce que l'on pourrait appeler des tons chatoyants ou chauds. La délimitation quant aux contrastes semble très claire : une énorme balafre de poils clairs remontant comme pour le trancher en deux parts égales et s'arrêtant sous sa truffe brillante et sombre à la fois, quelques touches supplémentaires faisant ses sourcils et le bord de ses oreilles permettant de donner un peu plus de relief à ce relief velu. Velu, mais velu comment? Gabriel est pour ainsi dire à poils courts, exception faite de sa queue dorsale qui pourrait être qualifiée de mi-longue pour la pilosité et courte pour la longueur de l'appendice en général, comme on pourrait s'attendre de la part d'un individu avec cette apparence. Pour ce qui est des yeux, nous partons clairement sur quelque chose de moins terme avec un regard en amande orangé, la teinte se baladant ici davantage vers une nuance de safran ou ce que l'on pourrait appeler un regard de feu, bien plus expressif et brillant que le reste de l'individu et pouvant même faire oublier l'éclat de ses crocs. De petites pupilles quant à elles auront faits penser à certains que le religieux bénéficiait d'un don pour la lecture d'esprits ou autre joyeuseté s'en rapprochant, mais il s'agit juste d'une particularité physique permettant de définition un regard observateur ou perçant, selon les goûts.

Parlons maintenant de la véritable "particularité" de Gabriel, celle qui vous empêcherait de le confondre s'il y avait quelqu'un de même taille, de même poids et avec les même vêtements, il lui manque un bras. En effet, son bras gauche est absent jusqu'à la moitié du biceps et des traces de brûlure peuvent être constatées en amont, quelques "éclairs" ou des motifs ayant la forme de feuilles de fougère selon certains venant chatouiller un peu le pectoral du grand hybride. Mis à part ça, il possède également ce genre de brûlure à la surface de la paume de sa main droite, celle qui lui reste, fatalement.

Psychologie de votre personnage


Comme dit auparavant, Gabriel est avant tout un être de privation, des privations sur certains domaines et la précision semble importante. S'il est un religieux, il n'est pas encore assez vieux pour devenir une caricature de sa profession même s'il est le premier à dire qu'il commence à se faire des poils gris, du haut de sa petite trentaine vénérable. Commençons donc ici, sur son sens de l'humour :

Le clerc est un chien un peu taquin, un peu menteur sur les bords, qui adore jouer sur les mots ou qui raffole de concept comme celle de l'ironie, n'hésitant pas à s'attaquer sur l'absurde ou la rhétorique quand il n'est pas en danger. Cela lui confère d'un côté un certain charme désinvolte, une fausse attitude de rebelle mais c'est quelqu'un qui aime bien rester dans le cadre, appréciant la prétendue monotonie de sa vie, point parfois relevé par les aventuriers.

La Justice est un point important du clerc, non pas qu'il l'adule mais il la considère comme absolument nécessaire. La Justice, mais laquelle? Celle du Roi, car il a grandi avec cette image qu'il devait plaire aux puissants, puis par la suite, avec l'idée de plaire aux dieux mais cela ne l'empêche pas d'avoir sa propre idée de la Justice par moment. De par les agissements de sa mère et les jeux de cour, Gabriel a une vue assez large sur ce qui peut se passer dans les hautes instances, celles loin du peuple, et de par sa vie dans la milice, il a aussi ses petites idées sur les limites d'un tel système mais rien n'étant parfait, il l'accepte. Vous l'aurez peut-être compris, ici, comme dans beaucoup d'autres domaines, le chien n'est ni tout blanc, ni tout noir, autrement dit, c'est un furry comme un autre, mais avant tout un être loyal envers ses promesses, qui n'apprécie pas l'hypocrisie, autant en réponse à sa mère que par c'est une limite qu'il se refuse de franchir en tant que religieux et en tant qu'être conscient, rangeant l'ironie dans les touches d'humour qui sont explicitées pour être comprises comme telles.

De son enfance, il a gardé certains traits, celui d'aimer lire ou encore, celui de collectionner. On pourrait peut-être parler là de péché mignon de sa part mais il ne s'en cache pas, ou pourra tourner les phrases de manière de dire la vérité tout en ne paraissant pas trop idiot au passage, même s'il est le premier à se considérer comme un abruti, comme il est le premier à se considérer comme déjà âgé. Qu'est-ce qui l'a motivé à entrer dans la Milice? Tout d'abord l'admiration envers son géniteur, et puis tous ces récits sur de grands chevaliers parvenant à vaincre des créatures de cauchemar, le poussant par la suite à quelque chose de plus "modeste" consistant à offrir sa personne aux autres pour les aider, lui montrant que dans un sens, il fallait plus de courage pour être généreux que pour tenir l'épée.

Avec une vision propre d'idées qui devraient être claires dans l'esprit de chaque citoyen, avec une foi qu'il vit peut-être un peu à sa manière et la contradiction et faire les offices comme on lui demande, de prétendre ici qu'il est honnête, serait-il arrogant, rempli d'ego? Il a grandi ainsi, avec une mère lui disant qu'il serait meilleur que n'importe qui d'autre, avec la volonté de devenir fort pour protéger tout ce qu'on lui avait appris à protéger. Mais non. Il a appris à se projeter sur les autres et à respecter l'adage "ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l'on vous fasse" et même si dans un coin de son esprit, les gens lui paraissent des bouseux stupides, il a décidé que son éducation, tous ses "avantages" devaient servir et nous en revenons sur le point de la générosité.

Fataliste sans être dépressif, Gabriel a conscience d'une métaphore, qu'un battement d'aile pourrait provoquer un ouragan et cette idée le tend vers un certain immobilisme, une monotonie dans sa vie qu'il trouve rassurante. C'est un être un peu plat pour les courageux et les enfants qui pensent qu'un homme ne se mesure que par sa force ou sa richesse, deux choses qu'il a mis de côté pour se consacrer à sa foi au point d'en devenir paresseux par moment, s'autorisant des petites siestes un peu n'importe où pour briser ce mythe comme quoi il était un monstre monolithique que rien n'arrête, mythe né seulement de par son apparence et de rumeurs infondées.

Son courage et sa générosité cachent quant à elles quelque chose de naturel mais qu'il sera pour une fois le dernier à admettre : il a peur, c'est peut-être là l'essence même de sa magie. Il a peur de manquer de temps, d'oublier quelque chose mais si vous pensez que par "peureux", cela veut dire qu'il est lâche, loin de là, toujours volontaire comme il a déjà été dit! Gabriel se projette sur les autres, il y projette ses craintes et de fait, sa peur alimente étrangement son courage. Une contradiction? Non. Il sait bien que le courage né de la peur et qu'un courage sans peur n'est que bêtise.

Bref! Si Gabriel devait se définir ce serait ainsi : un monsieur tout-le-monde avec ses qualités et ses défauts, un adulte du monde qui n'est plus l'enfant rêveur d'antan mais qui n'a pas oublié pour autant d'apprécier les petites choses de la vie!

L'histoire de votre personnage


- Prologue -
"Les saisons, ça ne se discute pas!"

Gabriel est né en septembre, pendant l'équinoxe d'automne, il y a de ça une trentaine d'année. Fruit du second mariage de la "dame" Karin Warta s'étant éprise pour un bucheron nommé Aluthol Sarabril, il en garda comme héritage son nom de famille alors que sa mère lui confiait un second prénom, pourtant féminin, Automne, comme la saison pendant laquelle l'hybride vit le jour. Sa famille se composait ainsi, un homme manuel et un peu brusque, tendre dans ses moments, volage de réputation et une garce ayant payé la noblesse de ce dernier après avoir ruiné son premier mari, un bovidé tout aussi doux, et lui avoir tout pris jusqu'à sa seule fille, Mila, hybride (mais pas comme Gabriel), de sept ans son ainée. A ce joyeux tableau, rajoutons le petit frère de Gabriel, né à la naissance de l'été deux ans après lui, Daniel Aestas, parce que sa mère avait gardé sa lubie mais trouvait que le nom de cette saison était trop ridicule et avait en conséquence choisi une forme plus ancienne du mot, pour se donner des faux aires de lettrée. Merci d'y avoir pensé pour son premier fils...


- Chapter One -
"Fais comme moi et tiens-toi droit!"

L'éducation du jeune Gabriel commençait bien tôt, trop tôt selon certains même si le fait de marcher "correctement" s'avérait assez commun à deux ans. Ainsi, avec un mois ou deux d'avance, le jeune canin pouvait déjà marcher convenablement comme un petit adulte, selon sa mère, et il lui semblait que ses premiers souvenirs datés de là, peut-être parce qu'après la marche, et cette fois avec un soupçon de retard, le jeune Gabriel apprenait à parler après avoir passé la première étape. La troisième était la plus importante, la mémorisation et sa mère s'était tellement énervée contre lui pour son précédent "échec" que cette fois-ci, la peur avait fait qu'il prenait les devants et commençait à avoir de réels souvenirs durant sa seconde année, essayant de trouver du réconfort lorsque son père le soulevait pour lui présenter Daniel, encore tout frêle et fragile. Pour comprendre qu'il avait un petit frère, il lui fallut attendre ses cinq ans, où ses souvenirs trouvaient une certaine logique et que les pleurs du petit ne le dérangent plus réellement dans un premier temps, avant que d'autres souvenirs ne viennent quelque peu le perturber : lorsqu'il avait peur d'être si petit, de ne pas pouvoir atteindre les objectifs que sa mère lui imposait et tout le reste.

Si l'on peut dire les choses ainsi, l'enfant imitait les adultes avec des jeux de plus en plus complexes, jouant en quelque sorte à la "poupée" avec le petit Daniel en essayant de le motiver sans trop savoir comment faire, ayant l'impression que ce dernier était un peu débile sur les bords de son point de vue, la mémoire d'un gosse de cet âge n'étant pas la mienne que celle d'un gosse ne fusse que d'une année plus vieux. Gabriel jouait donc au papa, rattrapant son retard et était fier, vivant son complexe d'Oedipe d'une manière étrangement correcte : aidant sa maman en faisant de son mieux pour être flatté, défiant déjà un peu son père comme il pouvait le faire, alors que ce dernier s'amusait de la situation en jouant au "grand monstre" et lui apprenant un peu ce qu'il savait du maniement des armes, avec des bâtons bien entendu, pour qu'il puisse protéger sa famille , en l'aidant pour aiguiser ses réflexes et sa coordination. Au grand dam de Karin qui disputait un peu son mari, prétextant que Gabriel finirait comme un bandit avec cette éducation et pendant ces instants, le petit jouait encore les papas pour Daniel, lorsque leur géniteur quittait la maison pour souffler un peu au point de rejoindre la Milice. Les souvenirs de l'enfant étaient encore un peu décomposés, donc il lui semblait toujours sentir sa présence quelque part dans la maison, comme s'il n'était jamais parti, mais appréciant étrangement davantage les activités avec ce dernier lorsqu'il revenait.

C'est à l'âge de neuf ans que Gabriel subissait son premier "choc", son père était parti et ne reviendrait plus à la maison. En quelque sorte un divorce, ce dernier ayant profité d'avoir atteint un bon grade dans la Milice pour prendre congé de son épouse un peu toxique sur les bords et en parlant de celle-ci, elle semblait frustrée de ne plus avoir son défouloir, se tournant alors vers ses deux enfants. Si Mila semblait détester ses frères au départ, c'était aussi à cette époque qu'elle venait lui expliquer les choses de la vie, comme quoi ils étaient des choses à rentabiliser, vue l'éducation offerte, tous les efforts fournis par la mère et le reste, parce que leur destin à tous les droits était de devenir des "gens du monde", des petits anges à marier à des bonnes familles pour s'élever, Karin supportant mal d'être simplement affilié à un hobereau alors que ce conjoint était joyeusement devenu un chevalier banneret, lui qui n'était qu'un pauvre bucheron à la base! Tout ça "grâce à elle" et le voilà qui part! Depuis que Gabriel a neuf ans, il se souvient que sa mère se présentait comme une pauvre veuve avec trois enfants, se faisant aimer par la noblesse par ses talents de comédienne alors que Mila se taisait, lui observait d'un œil perplexe et Daniel, encore innocent, s'en amusait.

En soi, une famille bourgeoise et un père lointain qui économisait, payant une sorte de pension alimentaire à son ex-épousé pour que ses enfants puissent aussi profiter de cette noblesse qui lui était interdite de par son sexe. Deux hobereaux encore jeunes, et même si Gabriel devait attendre ses neufs ans et Daniel ses treize, ils seraient encore assez malléables, au lieu d'un vieux chien solitaire qui n'acceptait pas qu'on lui mette une laisse au cou et d'une fille qui devrait encore attendre de trouver un bon mari pour pouvoir pénétrer dans les cours avec la joie d'un titre respectable.


- Chapter Two -
"Beaucoup étudier pour savoir peu."

Le chemin décidé par la matriarche était tout tracé pour les deux marmots. Ils devaient se remplir la tête pour être une lueur dans les soirées, être éduqués à souhait mais il y avait des choses que des précepteurs privés ou encore qu'elle, oui, même elle, ne pouvait leur apprendre et pour cela, il y avait l'Académie. Bien entendu, pour faire bien, ce serait l'Académie des Sciences, et pour les deux et si Daniel s'était vite fait à l'idée en acceptant toutes les leçons pour le préparer à cette étape si importante de sa vie, ce n'était pas réellement le cas de Gabriel qui était frappé d'adolescence, ou d'âge ingrat, comme vous voulez. Son plan à lui était tout autre et peut-être juste pour embêter sa mère, sa voie choisie était celle du clergé mais celle-ci lui interdisait formellement la chose, en lui disant qu'il aurait bien plus de succès dans les livres et disant, lors de leurs moments de confidence, que les monastères et autres n'étaient pas réellement utiles, qu'ils étaient nés et avaient été élevés "purs" grâce à elle, pas pour qu'ils aillent jouer les miséreux. Même si la vie cléricale pouvait durer qu'un instant, la Karin avait ses projets et n'appréciait que moyennement que son premier fils vienne lui mettre des bâtons dans les roues, regrettant déjà le bébé volontaire qui était amoureux de sa maman. Sachant qu'il ne pourrait vivre sans son petit luxe, l'enfant finissait par accepter, après que sa grosse colère ne soit passée mais malgré tout, il y avait ce besoin. Pourquoi devenir religieux? Son père n'était plus là et sa mère ne pouvait pas le retenir, même s'il n'avait dépassé que de peu les dix ans. Ce n'était pas un souhait de soumission, ou alors juste un peu. Cette vie de petit bourgeois le pesait, avoir l'impression de tout pouvoir faire avait quelque chose d'effrayant...

Si Daniel se lançait dans les mathématiques, son frère, premier à entrer à l'Académie des deux, choisissait quelque chose que son précepteur lui suggérait lorsque sa mère avait le dos tourné, qui pourrait faire plaisir à la geôlière et être instructif pour la "vie rêvée" par le canin, la médecine. Ainsi, les premières années étaient toutes tournées vers cette discipline et dévorant les livres, trouvant là des choses qui lui paraissaient "interdits" par sa mère à la maison en plus d'être intéressant, le jeune adolescent se spécialisait peu à peu tout seul dans son côté en discutant avec les autres "parties" de l'Académie, supportant mal les riches futurs scientifiques pour s'intéresser un coup à l'Art, un coup à la Magie, prenant un peu de tout en s'amusant à griffonner sur ses cahiers au prix de coup de latte ou à essayer de trouver quelle était sa magie, comme il le disait lui-même. Après tout, la magie était le résultat du divin d'après les gens qu'il entendait et cela le rapprochait un peu de son but premier!

Lorsqu'on lui demandait pourquoi il avait choisi ses études, il répondait naturellement que c'était pour rejoindre la Milice, voyant là une bonne occasion de courser son paternel et un peu renouer les liens, bien plus qu'avec ses quelques visites, devenant de plus en plus rares au fur et à mesure que Gabriel grandissait. Peut-être qu'à cause, ou grâce, à ses précepteurs, l'enfant finissait avec sa qualification en médecine, une petite spécialisation en anatomie ou plutôt en anatomo-pathologie (oui, c'est un nom pompeux) mais au lieu de rentrer chez lui pour suivre une formation supplémentaire auprès d'un ami de Karin, et voyant que Daniel était un salaud froid et imperturbable, Gabriel décidait juste de rester à l'Académie car son cursus pouvait continuer autre part, et étrangement, sa mère acceptait d'un haussement d'épaules lorsque sa progéniture lui annonçait son départ pour l'Académie de Magie, lui disant juste qu'il ne faudrait pas pleurer par la suite mais après, lorsqu'il y réfléchissait en face d'une vitrine : il avait bien grandi depuis cette époque où elle l'engueulait violemment. Plus grand, des épaules plus épaisses, des poils un peu négligés et plus longs, certes, mais un regard plus brillant, plus "intelligent" lui semblait-il, plus troublant encore, l'impression d'avoir des souvenirs de son père lorsqu'il se regardait. D'un côté, il était heureux, de l'autre, il comprenait un peu les sentiments de sa mère... Elle était en train de le confondre avec, lui rappelant souvent cette ressemblance mais pas par amour, plus par dégoût de voir son fils suivre une voie qu'il considérait comme mauvaise et un exemple qu'elle n'avait pas réussi à contrôler.


- Chapter Three -
"L'automne est une demeure d'or et de pluie."

L'Académie de magie était l'endroit où l'hybride apprenait à se connaitre lui-même. Du haut de ses 17 ans, il admirait alors le monde qui l'entourait derrière une épaisse tignasse qui n'avait jusqu'alors jamais poser problème, hormis à sa mère qui disait que cela lui donnait une image d'un homme sale, négligeant. Toujours motivé à rejoindre la Milice après ses études, le canin s'amusait à courir, à passer des nuits blanches à lire et à écrire pour prendre de l'avance, se faire bien voir. S'il n'était pas exceptionnellement doué, Gabriel était du genre à forcer le destin pour qu'il accepte ses choix, tout comme il avait forcé sa génitrice pour qu'elle accepte ses choix et maintenant, il ne lui restait plus qu'à dormir directement à l'école plutôt que rentrer chez lui. Vous l'aurez compris, l'étude de la magie était synonyme de prise d'indépendance et à cette époque, son frère Daniel étudiait les mathématiques et roulait un peu des mécaniques, un schisme se faisant entre ces deux là également : le plus jeune ne pardonnant pas les diverses prises de risque en 'intéressant à un domaine tel que celui-ci et ne pardonnant pas non plus l'intérêt de Gabriel pour leur père qui avait décidé de faire sa vie loin des villes, dans les terres sauvage. En bref, Gabriel et Daniel devenaient presque ennemis, se battant souvent l'un contre l'autre alors que le second avait été gâté de nature, plus grand, plus fort, obligeant celui qu'il considérait maintenant comme le "petit frère" de la famille à jongler entre un entrainement militaire et son cursus académique.

L'affinité du canin était celle de la foudre, des éclairs, de l'électricité, le feu du ciel. Les premières manifestations concrètes étaient avec ses longs poils qui sentaient de temps en temps le brûler, ou encore des boucles qu'ils formaient, frisant de manière incroyable et ridicule lorsque Gabriel s'essayait à la pratique. Très vite, le problème qui se présentait était le suivant : il n'avait pas besoin de "devenir plus fort" mais bien à gérer cette force prétendument d'origine divine. Le courant électrique dans son corps était constant, le brûlait lorsqu'il essayait de projeter la foudre sur ses cibles et son professeur principal lui faisait donc un cadeau, une paire de gants assez étrange qu'il nommait "régulateurs" et qui avait été fabriqué pour le coup par un autre touche à tout, Daniel qui étudiait la magie pour essayer de la quantifier et ainsi, ne plus se retrouver à récupérer le chien-loup carbonisé. Ennemis mais pas trop, ils restaient frères et cette haine était davantage le complexe d'Oedipe, Gabriel ayant été le père de substitution pour cette montagne de muscles. La petite découverte du futur clerc était la suivante : celle du courant continu dans son sang. Le sang était le principal vecteur de sa magie et surtout, au fur et à mesure qu'il apprenait à contrôler cet aspect de sa personne, en devenant plus sage, il pouvait sentir ses muscles vibrer sous la tension. Un peu de triche? Car oui, c'était en partie grâce à ça que sa masse musculaire gagnait en volume avec ce qui pouvait ressembler à un moindre effort d'un point de vue extérieur.

Il était dans sa septième année quand il rencontrait des bandes d'étudiants un peu rebelles, des nobles un peu arrogants comme lui-même l'avait été et qu'il réalisait l"exploit" de les calmer seulement grâce à sa carrure. Oui, c'était lors de sa septième année qu'il explosait pour la première fois sa chemise seulement grâce à sa capacité physique mais déjà à l'époque, son frère n'étudiait plus, ayant fini son cursus de mathématicien à ses vingt ans, donc il y avait de ça deux-trois ans, soyons un peu précis, que diable.

Et deux trois ans plus tard, à la fin de sa neuvième année, réalisant sa nouvelle apparence, Gabriel se rasait les poils de manière extrêmement courte, comme pour passer le cap entièrement, redécouvrant son visage dans la glace et les nouvelles teintes de sa fourrure, les auto-électrocutions constantes ayant fait blanchir certaines zones, qu'elles soient volontaires ou non, car avouons-le, le canin s'amusait aussi par moment à subir sa propre électricité, usant de son savoir médical pour localiser les zones à stimuler et ainsi, tricher un peu plus avec son destin et son corps que l'on décrivait comme faible auparavant.


- Chapter Four -
"L’avantage du coup de foudre, c’est qu’il fait gagner du temps."

A la milice, le canin avait décidé dans un premier temps de signer avec un nom d'emprunt mais les foudres du recensement finiraient par lui retomber dessus. Malgré cette crainte, ce dernier signait tout de même avec le mensonge par omission, Gabriel A. Salabril, afin que l'on ne vienne pas l'embêter avec son prénom auquel il répondait souvent par celui de son père, son regard et sa masse musculaire poussant certains à les confondre tous les deux alors qu'ils parlaient juste de "coïncidence" lorsqu'on leur posait des questions sur leurs liens, sans même se concerter, éloignés par les différents districts. Gabriel ne retrouvait pas son père dans son escouade mais lors des permissions où ils buvaient plus que de raison tous les deux, le père étant Tesser dans les districts des Terres Sauvages, le fils étant un simple trouffion dans les districts de Jhess.

Est-ce que son corps entrainé allait l'aider? Pas réellement. Il se débrouillait bien à l'épée à deux mains mais sans plus. Il était reconnu pour être un mage presque officiel, ayant quitté l'Académie un an avant la fin de son cursus, après neuf ans d'étude, du haut de ses vingt-six ans et quant à ses études en médecine, cela lui permettait de servir de soutien sur place mais le manque de pratique faisait qu'il n'était qu'une aide, et non pas réellement médecin pour le coup. Ainsi, l'homme était moyen en tout, bon en rien et l'une des petites histoires que l'on raconte au coin du feu est la suivante : celle où il pensait que son "courant électrique" pouvait également améliorer sa vue et qu'il s'était transformé en phare l'espace d'un instant, se retrouvant à l'arrêt pendant plusieurs semaines avec un bandeau sur les yeux, le temps que ceux-ci récupèrent de l'intense lumière qu'ils n'avaient pu fuir, en étant eux-mêmes la source. Suite à cet incident, le canin avait gagné des sourcils plus clairs et un regard moins sombre également avec en bonus, très probablement, quelques soucis visuels au lieu de l'augmentation espérée. Enfin bref, une nouvelle blessure à cause de ses expérimentations sur lui-même, une parmi tant d'autre mais la plus impressionnante! (Et la plus stupide, à vous d'en juger)

Cependant, cet échec se révélait être aussi intéressant, le canin ayant l'impression de voir le monde au ralenti et si certains disaient qu'il avait dû se griller les neurones, le fait d'attraper une flèche à mains nues par réflexe terminait le débat, bien que Gabriel ait vidé son estomac après cet effort aussi court qu'intense. Il y avait eu augmentation mais comme dit plus tôt, pas celle voulue et ainsi, le chien avait ses moments d'absence où il s'interrogeait sur la chute d'une feuille, le vol d'un insecte, pour ensuite se garder de bien travailler à cause des maux de tête.

La fin de carrière de Gabriel sonnait peu après sa promotion en tant qu'adjoint, après sa septième année de service dans le district de Jhess. Sur les terres d'un petit baron où un mage autodidacte s'amusait à user de ses pouvoirs pour se servir et faire quelques kidnappings. Ils n'étaient alors que trois, avec son tesser attendant des renforts au cas où et notre ami, oui, celui qui a tendance à s'électrocuter avait décidé de s'interposer en voyant que l'un de ses camarades allait vivre un sale quart d'heure. Pourquoi Gabriel n'utilise jamais ses deux "magies" en même temps? Parce que la seule fois qu'il l'a fait, son corps n'a pas "compris" et s'est simplement surchargé, comme un ballon que l'on gonfle jusqu'à ce qu'il éclate et c'était cela, la fin de carrière de l'hybride, un véritable coup de foudre sur le bandit et l'incendie d'une partie des biens du baron. Cette fois, le prix à payer n'avait pas été une migraine ni même quelques semaines pour s'en remettre, cette bulle qui avait éclatée était son bras, déchiré par le flux d'énergie invoqué en un temps trop court, à cause de cette capacité sur la perception du Temps.

Lors de son enfermement, on lui diagnostiquait une mélancolie, l'ancien milicien se refusant à manger et se laissant fondre peu à peu, refusant de parler ou encore, de se relever, hormis bien sûr pour son procès où on rajoutait à la mélancolie une forme de démence, l'hybride perdant son sang-froid en voyant que sa mère avait déjà payée son amende et venait pleurer pour mettre les actes du fils sur le dos du père. Malgré le flot d'insultes envers la noblesse dans laquelle il avait grandi, Gabriel n'eut pas d'amende, juste cette étiquette de dément et un envoi pour une hospice de religieux


- Chapter Five -
"L'eau n'oublie pas son chemin."

L'hospice était un bon endroit, du moins, si on le comparait avec les envies esclavagistes du baron au départ, avant que Karin Warta ne vienne sortir son fils du pétrin. Un peu comme avec Daniel qui l'aidait lorsqu'il se faisait exploser avec de nouveaux sortilèges, sa mère l'aidait en prétendant être une ennemie et Gabriel, pour ne pas changer, n'en faisait qu'à sa tête et se retrouvait maintenant traiter comme un débile. Etait-il encore cet enfant arrogant? Lorsqu'il voyait les croyants de Haï le soigner, essayer d'être gentils avec lui, et faire de même avec les autres résidents de l'hospice, Gabriel commençait à relativiser son chemin. A courir plusieurs lièvres, il n'en avait attrapé aucun, il n'était pas médecin mais patient, il n'était ni mage, ni milicien, il pouvait à peine se considérer comme civil et restait longtemps assis sur une chaise, à fixer un mur ou les gens s'attelant à la tâche, poussant son regard au loin pour étirer les secondes, pour se rendre un peu plus malade tout en refusant de se nourrir ou bien de se laver, récupérant peu à peu ses longs poils.

Son père venait parfois pour le faire sortir et pour le faire rencontrer Daniel mais les échanges étaient courts, assez creux, le patient refusant de s'ouvrir car tout le monde semblait "trop gentil" et qu'il demandait parfois aux infirmiers si l'esclavage n'aurait pas été mieux pour lui car s'il était débile, il doutait fortement que l'on puisse le considérer comme un fou et il s'entrainait avec son bras restant, réapprenait à écrire lentement, étant gauche à la base, aidant comme il le pouvait les médecins qui s'agitaient avec des tâches simples, pour s'habituer à sa condition. Est-ce qu'ils les trouvaient lents? Pas réellement. Tout lui paraissait ralenti et les jours pesaient rapidement sur ses épaules, continuant à broyer du noir jusqu'à ce qu'il ne dépasse la limite avec l'un des soignants, une prêtresse de Haï qui le frappait si fort que son cerveau s'était remis à fonctionner et même si ce fut assez violent, on le gavait pour son bien afin qu'il récupère un peu de force et lorsque son frère apprenait son comportement d'adolescent en crise, il venait lui-même à la visite pour éclater Gabriel contre une table, pour le faire réagir. Si son père arrivait avec cette même idée, avouant lui-même que ce serait marrant de se battre avec son fils comme lorsqu'il était enfant, Gabriel avait abandonné et essayait d'être plus sage par la suite, de peur que le paternel ne vienne lui montrer la différence de niveau entre eux deux qui était bien plus importante qu'avec Daniel, vous pensez bien.

Manger et se laver avaient des bons résultats sur la psychologie du chien-loup qui étonnait tout le monde le matin où il se présentait frais et disponible, sans qu'on n'est à le tirer de ses draps et mieux encore, avec la preuve qu'il s'était réveillé après cette année à tourner un peu près en rond dans l'hospice : il s'était rasé et apparemment, ça lui allait mieux. Lorsqu'il se mettait à anticiper les visites, on pouvait dire qu'il avait quitté cette mauvaise pente et lorsqu'on lui demandait comment il allait, sa première réaction était simple : faire éclater sa chemise pour montrer qui il était, qu'il n'était pas aussi mort que ce qu'il avait laissé croire. Sa sortie était accompagnée d'une bonne bagarre avec Aluthol , une bonne droite dans la mâchoire pour signer son retour et un peu par bêtise, car il avait rejoint la Milice pour le voir et ne l'avait jamais frappé après cette longue course poursuite.

Comme ça, la quête du garçon était terminée et l'adulte qu'il était devenu était en paix.


- Epilogue -
"Joins les mains, que le Ciel s'agenouille."

Pour rentrer dans un ordre, il ne fallait pas d'argent, pas de force particulière, juste une certaine foi comme tout furry se devait d'avoir, naturellement, mais peut-être à un autre niveau. Lorsque Gabriel repensait à l'aide reçu à l'hospice, cette gentillesse qui lui paraissait fausse tout d'abord puis la réalisation que ces gens étaient généreux tout simplement, il se souvenait de ce qu'il voulait faire enfant. Le temps n'était plus à rêver de grande épée et de monstre à occire, ou bien à repousser l'impossible avec la magie, car son rêve d'enfant était bien autre et repensant à ses années à suivre toutes les voies possibles, ce souvenir enfantin lui montrait une nouvelle voie à emprunter.

Pour cela, et pour se reprendre un peu en main après le départ de l'hospice, Gabriel entendait déjà des rumeurs comme quoi il deviendrait officiellement médecin, comme prévu à la base en faites, mais le canin souriait discrètement, sachant qu'il allait encore faire quelque chose que certains considéreraient comme illogiques, en allant à l'encontre du Destin en rejoignant un monastère, pour une retraite où il pourrait se remettre à étudier après ses sept ans à la Milice. Encore réapprendre à écrire. Encore méditer pour ne pas subir les contrecoups de sa magie. Encore s'entrainer, même si les pompes sur un seul bras étaient légèrement plus compliquées. Une atmosphère calme où il pouvait se reconstruire, son corps cicatrisant encore et son esprit retrouvant un équilibre, abandonnant tout ce qu'on lui proposait pour choisir par lui-même, vivre simplement et étudier des textes auxquels il n'avait jamais songé à l'Académie malgré la proximité avec le grand temple de Loïka. Après tout, les monastères étaient là pour vivre un peu plus avec sa foi, et c'était le choix de Gabriel après tout, une vie d'étude et de calme.

Peut-être par nostalgie de sa vie estudiantine, ou bien simplement parce que la déesse dragon avait sous sa coupe l'équilibre et l'harmonie des choses, celle qui aidait grandement le canin, elle gouvernait aussi à la Vie et sans elle, même si Gabriel n'aurait pas eu tant de douleurs et de disputes, il lui semblait qu'il avait autrefois déborder de Celle-ci. Elle était la mère qu'il n'avait jamais eu, douce, rassurante lorsqu'il y pensait et ce fait le poussait un peu plus vers cet ordre spécifiquement, encore une fois pour embêter sa propre mère avec cette nouvelle pique, ou bien n'était-ce là qu'une excuse car il ne trouvait pas de mot à dire sur sa raison. Il n'y avait plus cette colère en lui, peut-être en avait-il trop pour faire un bon petit noble? Ses doutes lors des patrouilles, peut-être était-il trop peureux pour être dans la Milice? Le manque de tension retirait un peu de goût à la vie mais lui, il aimait bien, peut-être n'était-il pas fait pour courir après des notes et pour finir des thèses à l'Académie? Oui, Gabriel se considérait un peu comme un type nul en tout mais il le vivait bien et le fait d'être appelé "Père" l'amusait intérieurement, pouvant être un père plus présent qu'Aluthol qu'il gardait malgré tout en très grande estime. Ce dernier était le chevalier sans peur de ses contes pour enfant, le détester maintenant serait de la mauvaise foi, et un comble en soi pour un prêtre!

Mais avant d'être prêtre, il y avait aussi des étapes et ainsi, Gabriel étudiait au séminaire pour apprendre les bases de sa foi, celle qu'il pensait connaitre mais comme d'habitude, l'homme était curieux et apprenait bien, philosophant avec d'autres sur l'appel divin qui les avait attiré ici et pour lui, il semblait que ça soit le pardon qu'il recherchait. Il pensait souvent à cette possibilité, même lorsqu'il lisait les offices en tant que diacre, étant la seule tâche qu'on pouvait confier à quelqu'un de son statut. C'était sa nouvelle vie toute tranquille, routinière mais sympathique, sa vie de monsieur Tout-le-monde et un rôle de diacre qui lui allait comme un gant après une première année calme.
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Dernière édition par Gabriel A. Salabril le Mar 7 Nov - 1:23, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Gabriel Aluthol Salabril, un diacre presque manchot ! [100%]   Mer 1 Nov - 10:05

Bienvenue, cher confrère Smile Tu écris déjà très bien, j'ai hâte de lire la suite!

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Gabriel A. Salabril

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MessageSujet: Re: Gabriel Aluthol Salabril, un diacre presque manchot ! [100%]   Lun 6 Nov - 3:09

    Merci bien, chère consœur! En espérant que la suite ne te décevra pas du coup!

    Et je profite de ce post pour prévenir que je finirai lundi au plus tard, n'étant pas disponible ce week-end pour travailler sur ma fiche et squattant chez un ami jusqu'à ce vendredi. Au cas où je parviens à profiter de mes quasi-nuits blanches pour finir tout ça, cette partie sera caduque! (Donc c'juste pour prévenir, "au cas où")

    EDIT - On est lundi et j'ai fini!
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MessageSujet: Re: Gabriel Aluthol Salabril, un diacre presque manchot ! [100%]   Jeu 9 Nov - 22:24

Bon, pour moi c'est bon, tu a ta première validation !
J'aime bien le concept que tu a eu, et tu pense à plein de petits détails cools, je te félicite.

En revanche, je dois t'avouer que dans ton histoire, ton style complique presque inutilement la compréhension, fais attention à ça ^^

Un autre admin te donnera sans tarder ta deuxième validation !

A très bientot !

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Gabriel A. Salabril

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MessageSujet: Re: Gabriel Aluthol Salabril, un diacre presque manchot ! [100%]   Jeu 9 Nov - 23:06

    Oui, j'ai cette mauvaise tendance à partir dès fois tout seul dans mes explications et faire quelque chose d'un peu inutile sur les bords mais pour les RP, normalement ça va mieux (je ne me souviens pas avoir faire des "chapitres" entiers pour répondre, huehuehue)

    Merci à toi dans tous les cas d'avoir pris de ton temps pour moi!
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William Steelfire

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MessageSujet: Re: Gabriel Aluthol Salabril, un diacre presque manchot ! [100%]   Sam 11 Nov - 11:53

Bonjour et désolé de l'attente !

Je te donne une seconde validation ! J'ai bien aimé ta fiche également ^^

Mais du calme enfin ! Fait des pauses dans tes phrases ! Avec ces successions de virgules, on se retrouve balloté d'un élément à l'autre, si bien que le sens entier de la phrase est très complexe à ingérer. Malgré cela, tu écris tout de même très bien, mais fait attention à ce soucis étrange tout de même x)

Je te donne ta couleur et tes cerithis tout de suite ! Bon Role play sur le royaume de cerith !

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MessageSujet: Re: Gabriel Aluthol Salabril, un diacre presque manchot ! [100%]   Sam 11 Nov - 13:19

Quel pinailleur ce Will !
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Gabriel A. Salabril

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MessageSujet: Re: Gabriel Aluthol Salabril, un diacre presque manchot ! [100%]   Sam 11 Nov - 17:06

    Merci bien, me voilà bien flatté!

    Et oui, je sais que j'ai quelques problèmes avec mes phrases, j'ai l'impression. Donc je ferai bien attention à la longueur des phrases, quitte à devoir me relire plusieurs fois... Ou bien, j'assume simplement que c'est mon style et qu'il est trop bien! Nah, je ferai un effort, je prends la critique en compte.

    Parce que pinailler, c'est autoriser si c'est constructif!
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Gabriel Aluthol Salabril, un diacre presque manchot ! [100%]
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