Le royaume de Cerith
Bonjour à toi !

Nous sommes ravis que tu parcours nos terres, cependant nous devons te rappeler que l'accès au royaume est interdit aux mineurs.
Si tu veux t'inscrire, tu dois donc avoir 18 ans !

En te souhaitant une excellente journée !

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 Une poussière dans l'univers [Terminé]

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MessageSujet: Une poussière dans l'univers [Terminé]   Sam 28 Nov - 23:30


"L'esclave qui obéit choisit d'obéir."


PRÉNOM • Neos
NOM • Heh
SEXE • Masculin
ORIENTATION SEXUELLE • Homosexuel
ÂGE • 19 ans
RACE • Loup des sables
____________________________

GROUPE • Esclaves
MAGIE •   ~ Magie du somniculus (Magie de l’ombre) :  : Depuis sa difficile enfance, Neos arrive à créer, modifier ou encore supprimer les rêves d'une personne endormie, en palpant ses tempes.
Même s'il peut se permettre de changer les rêves en cauchemars quand bon lui semble, cette magie demande cependant beaucoup de concentration, d'énergie et de... discrétion.

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Inventaire
Montre à gousset:
 

ıllıllı Physique ıllıllı




Une chevelure sombre et fine trône le haut de son visage, en habitude coiffée selon son humeur, mais qui, même
désordonnée, donne à Neos un certain charme.
Cette dernière encadre son visage et cache en grande partie son front, une mèche de cheveux courant le long de l’arête de son nez. Au travers d'autres mèches, on peut voir deux sourcils fins.
Ses deux oreilles dépassent légèrement de ces cheveux couleur corbeau : à chaque oreille, un ou deux petits piercings dorés semblent lui donner un air rebelle.
Sous quelques autres mèches de cette chevelure d'ébène se cachent également deux yeux légèrement en amande auxquels se rajoutent deux pupilles d'or. Cependant, même si ses yeux sont d'une couleur rappelant celle de l'ardent soleil, ils ne transmettent et ne laissent paraître aucune émotion.
En dessous de son museau douteusement trop triangulaire se trouve une bouche presque invisible, mais qui reste encore identifiable par la présence de minces lèvres. Cette bouche, pratiquement effacée du visage de Neos, sait cependant jeter mots doux comme mots durs.

Peu importe son statut d’esclave ou encore les nombreuses obligations qui lui sont imposées, Neos se tient toujours droit, une démarche souple et silencieuse.
De taille moyenne, il ne s'impose pas tellement par sa carrure, plutôt mince, à laquelle s'ajoute une musculature plutôt harmonieuse et entretenue. De plus, ses tatouages couleur or de style égyptien, parcourant son corps de la tête aux pieds, ne font qu'affiner ses traits.

Neos, même s'il aime soigner son image, n'a que faire de sa tenue vestimentaire, à laquelle il n'attache plus vraiment d'importance depuis qu'il est esclave.
Généralement, on le voit arpenter rues et places sous une longue cape sobre, suscitant mystère et étonnement autour de lui.
Sous celle-ci, une chemise blanche en lin aux motifs orientaux et un marron pantalon, chiffonné et défraîchi par l'âge.





ıllıllı Caractère ıllıllı



Ce serait un euphémisme de dire que notre cher loup est un peu caractériel. Il a un caractère fort. D'un naturel franc, Neos n'hésite pas à se rebeller lorsqu'une idée ou un ordre ne lui plaît guère.
Mais, même avec un tel caractère, il reste en toutes circonstances poli et courtois et ne cède que très rarement à la violence, préférant discuter avant de cogner.

Le jeune loup couleur nuit, même s'il peut paraître froid et indifférent au premier abord, reste cependant affectueux et agréable avec les personnes qu'il apprécie, avec lesquelles il se relâche et échange ses points de vue sur divers sujets. Dont son préféré, l'art.
Ne serait-ce que prononcer ce mot et vous verrez  sa tête se lever brusquement, ses oreilles se redresser tels des pics et ses yeux se transformer en deux billes rondes. L'art, c'est la seule chose qui arrive encore à lui faire oublier sa situation d'esclave.

Personne de confiance, Neos est un compagnon à l'écoute, n'hésitant aucunement à être confident pendant toute une journée. Mais sa rêvasserie habituelle lui fait parfois délaisser un instant son interlocuteur, l'esprit ailleurs, coincé entre un monde parallèle et l’île de Cerith.

D’ailleurs, c'est sur cette vaste île qu'il apprit, après son asservissement, à être solitaire.
Ne portant que peu d’intérêt aux rumeurs lancées, aux actualités ou encore aux visages inconnus, il n'hésite pas à lancer à ceux qui s’interrogent sur sa situation d'esclave, sa phrase préférée, "si tu veux être libre, ferme ta gueule.", généralement dite avec un rapide rictus sur ses lèvres.






ıllıllı Histoire ıllıllı









Personnages

Ils sont tous ici

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-...Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ! Me murmura-t-elle à l'oreille, en fermant méticuleusement le livre qu'elle tenait dans ses mains.
- Liana, une autre, une autre ! criai-je alors en gesticulant sur le sable du golfe de Foxfield, une tête de chien battu greffée sur ma bouille.
Liana me sourit et m’embrassa sur le front. C'était un de ces sourires que l'on utilise généralement pour se sortir de toutes les situations, et qui, bien ajusté, pouvait convertir l'âme d'un loup en celle d'un mouton.
A demain, petit cœur, fais de beaux rêves. Dit-elle en  s'allongeant face aux étoiles, satisfaite de l'effet dévastateur qu'avait son sourire diabolique sur moi.

Le lendemain matin, elle n'était plus là. Le petit campement de fortune sur les dunes du golfe n'abrita désormais plus qu'une seule personne.
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C'était un jour où les dernières feuilles d'automne tombaient sur la maigre route de terre, s'accumulant par-ci et par-là, formant des petits tas fragiles. Le soleil se couchait sur Foxfield, n'offrant maintenant que peu de rayons. J'avançais.

Le bouquet dans mes mains exhalait un parfum délicat, l'un de ceux qui traversent votre museau pour venir se loger en votre corps, ravivant tous vos sens.

- Enfin arrivé à ce foutu cimetière ... soupirai-je en poussant la porte, qui, à son fer rouillé, laissait déjà paraitre la pauvreté du lieu.

C'était un petit cimetière sur les rives de la baie de Crescent Moon, collé de quelques arbres qui semblaient survivre à travers cette nature morte. Ma sœur y était enterrée.

Voir sa tombe, c'est voir le Graal : depuis sa mort à l'âge de mes huit ans, c'est la seule chose qui me pousse à vivre, ou plutôt me force à vivre.
Au seuil de sa tombe, je laissai tomber mon bouquet, et, silencieusement, mes yeux tombèrent sur "Liana Heh", un nom grossièrement gravé sur la pierre tombale, salie par le temps.

Ma sœur, c'était quelqu'un de bien, de formidable :
Lorsque nos parents nous ont laissé pour orphelins sous l'ombre d'un arbre, j'avais six printemps, elle seize.
On avait alors depuis vécu comme deux petits pickpockets: le jour, on volait à la tire de pauvres passants et les étalages du marché. Le soir, on dormait sur le sable de Foxfield, dans un lieu vide de vie et oublié de l'île.

Sauf qu'un jour, en me réveillant, ma sœur ne se trouvait plus à mes côtés . On retrouva son corps le lendemain, décapité, dans un sombre quartier de la ville.
Depuis, mon âme est salie d'une haine éternelle pour cet ennemi inconnu.
Il faisait presque nuit. La faucille d'or dans le champ des étoiles était montée à une vitesse incroyable. Je fus sorti de ma nostalgie par quelque chose de blanc qui semblait dépasser d'une roche, à droite de la tombe de ma sœur.

- Qu'est-ce que... une feuille ?
J'arrachai la chose couleur neige et l'ouvris avec étonnement, me demandant ce qu'elle pouvait bien faire en ce trou du cul du monde.

               
Cher Neos,
Si tu lis ce message, c'est que tu as été trop curieux. Tant mieux.
Parce que de la curiosité, il t'en faudra pour arriver jusqu'à l’assassin de ta sœur, un bandit, une de ces pourritures qu'il faut à tout prix éradiquer avant qu'elle ne fasse plus de dégâts.

Je ne vais pas étaler l'affaire, la lettre pouvant être en de mauvaises mains. Je te donne donc rendez-vous place de Foxfield, demain, à huit heures précises.

Tander.


Je chiffonnai nerveusement la feuille. Mon crâne était en fusion.
Mon nom ...ici... mais comment ?
Comment sait-il pour Liana ?
Qui est cet homme ?
Et qu'est-ce qu'il me veut ?

Autant de questions pour si peu de réponses.
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Je n'avais pas dormi de la nuit, me noyant dans mes tourments.
La petite auberge insalubre, dans laquelle j'avais posé valises était comme morte, silencieuse, comme directement touchée par l’événement qui s'était produit hier.
La chemise du jeune loup semblait lui couper le souffle, prête à l'étrangler.

-Et mon p'tit gars, t’oublieras pas d'payer ton mois, hein ? Sinon j'te dégage !

L'air intimidant qu'avait la tenancière rhinocéros était plutôt marrant, avec une pointe de ridicule. Cette femme d'une cinquantaine d'années, à elle seule, incarnait la virilité, s'opposant à toute forme de féminité.

-Oui, oui, je reviens à neuf heures, vous l'aurez.

Je ne la regardai même pas, allant comme le vent vers la place, ou "tander", comme il s’appelait sur la lettre, devait se trouver.

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C'était un husky imposant, au pelage blanc livide et aux yeux gris ardoise qui se tenait à quelques pas de moi.

Au fur et à mesure que la distance entre nos deux corps diminuait, les traits de son visage m'apparurent, révélant  un homme d'une quarantaine d'années.
-Neos ? ... Neos Heh ? dit-il, d'une voix percutante à la fois douce et forte

-Tander, je me trompe ?

Le « gros nounours » lâcha un sourire de sa superbe gueule, tout en me tendant la main. Je la lui serrai alors, ses yeux rivés sur moi. J'en oubliai presque la raison de ma venue.
-Qui est-ce qui a fait ça à ma sœur ?
Un amusement fit étinceler le yeux de Tander, mais le jeune loup devint encore plus sérieux.
-Qu'elle est pressée, cette jeunesse, qu'elle est pressée.. Dit-il avant de s'allumer une cigarette
-venez ! me dit-il alors en me prenant par le bras, m’emmenant comme un pantin vers le bistrot du coin, à quelques rues d'ici
Nous prîmes une table au fond, mitraillés du regard par les quelques habitués de l'auberge.
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-Tu as bien grandi, Neos. Tu commences à devenir un homme, mais tu n'en ai pas encore un. Tu restes l'enfant que j'ai connu

Mes yeux s’écarquillèrent. Pour qui se prenait-elle, cette boule de poil du troisième âge ?

-Vous devez surement vous tromper. Je ne vous connais pas.
Son rire grave tomba sur la table
Tant mieux. Tu me rassures.
Il écrasa alors sa cigarette sur le coin de la table et se rapprocha de mon visage.Il se mordit nerveusement la lèvre inférieure. Il était effrayant.

-Écoutes, me murmura-t-il à l'oreille, je suis de la milice de Risua. Je suis un de ces espions sans honneur qui observent la vie criminelle et qui foutent toutes les âmes pommées en taule .
Depuis que tu es petit, j'ai reçu l'ordre de vous protéger, toi et ta sœur. Je vous observe. Je vous suis de près.


-Mais pour...
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase. Un geste de sa main avait suffi à couper ma voix.
-J'ai pour mission d'assurer votre protection, mais malheureusement, ta sœur est morte. Je n'ai rien vu venir. Il ne reste donc plus que toi.
Le motif annoncé sur la feuille était faux. Tu es tombé dedans comme tombe un lapin dans un piège.

Son regard me transperça le corps.

J'eus envie de me lever et de fuir. Mais le regard qu'il posa sur moi à ce moment me cloua lourdement sur la chaise.
-Tu ne sais pas qui tu es, ni d’où tu viens. Tu cours un grave danger.

Dit le husky en se levant de la minuscule chaise sur laquelle il s'était assis.
La situation était trop compliquée pour rire de ce comique contraste.

Je viendrai te prendre demain à ton auberge à six heures précises, et nous partirons pour Risua.
Je restai toujours muet devant cette assurance agaçante, et surtout devant cet homme que je ne connaissais presque pas.
Arrivé à la porte, il se retourna.

Ho et, prêt ou pas, je t'emmènerai de force.

Il me laissa seul sur ma chaise.

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Le bruit sourd d'un poing contre une porte arriva jusqu'à mes oreilles. C'était lui.

Bien dormi ? me questionna-t-il, un matinal sourire aux lèvres

-Mais qu'est ce que vous me voulez, à la fin ?lui répondis-je, toujours intrigué par cet homme, iris rouges de fatigue

-Te protéger. Je t'expliquerai ça en détail plus tard, sur la route. Ici, les murs ont des oreilles, petit homme.

-Ha parce que vous comptez sur moi pour vous suivre ? ricanai-je alors

-Tu crois sérieusement avoir le choix ? Il devint tout à coup plus menaçant, bloquant l'encadrement la porte par ses deux bras musclés, fidèles à ceux des miliciens.

-Écoute-moi, le vieux, je suis maitre de mon destin ! m'écriai-je alors, les crocs visibles.

Il ne réagit pas. Ont aurait dit une de ces statues de marbre que rien ni personne ne peut ébranler.

-Maintenant, si tu veux bien dégag...

Sans rien voir, il avait sorti de sa poche droite un chiffon bleu qu'il colla avec vivacité sur mon museau. A partir de cet instant, tout se passa très vite.
Une forte odeur de plantes pénétra mes narines. Ma tête tourna. Je perdis connaissance.
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Je m'éveillais doucement, mes paupières alourdies par le sommeil artificiel dans lequel on m'avait maintenu. J'étais assis, le visage collé sur quelque chose de doux et de blanc.
Immédiatement , je me redressai.

-Qu'est-ce que ...
J'étais visiblement assis sur un cheval, et la chose douce face à moi n'était autre que le dos de Tander.

-A quoi vous jouez ? m'écriai-je alors en essayant de bouger mes pieds pour quitter la selle sur laquelle j'étais assis.

-J'ai attaché tes deux pieds aux étriers avec une sangle, gamin. Tu ne pensais tout de même pas me quitter si tôt, non ? dit-il avec un léger rire, ne prenant même pas la peine de se retourner.

J'avais, à partir de ce moment, compris que toute résistance n'aurait servi à rien face à cet homme qui en valait dix physiquement.

Nous étions sur une route de campagne comme on en trouve partout sur l'île, généralement jonchée de quelques Lunos et de Corioles.

-Où sommes-nous ? Le questionnai-je alors, en regardant machinalement à droite et à gauche le paysage qui s'offrait à moi, accompagné par quelques piaillements de sanyeus.

-Quelque part sur les côtes de Jhess. Nous devrions arriver à Risua dans une une heure ou deux. Le temps, rendors toi.

"Côtes de Jhess..." A partir d'ici, mon cerveau s'était perdu dans la nostalgie.
Petit, j'avais déjà entendu le nom de ces côtes dans les contes que ma sœur me lisait. Comment avais-je bien pu arriver jusqu'ici ?
Je n'avais plus de repères, et savoir que je m'éloignais à chaque galop de sa tombe me déchirait le cœur.

-J'en ai marre ! Faites-moi descendre de ce foutu cheval ! m'énervai-je alors en lui donnant un grand coup sur l'épaule droite.
C'est quoi votre problème à la fin ? Qu'ai-je de si spécial pour que vous vouliez me protéger ? Répondez-moi à la fin, merde !


Il arrêta alors son cheval dans l'herbe, descendit avec une tête impassible et coupa de son couteau les sangles qui m'unissaient aux étriers d'argent.

-Descends. Me dit-il d'un sang-froid surhumain.

De son doigt, il m'indiqua l'herbe sauvage de l'automne, voulant que je m'asseye à même le sol. Il m'imita.
Prêt à m'enfuir, j'arrachai nerveusement quelques touffes d'herbes.

- Tes yeux. Voilà ton problème.
- Hein, qu'est ce qu'ils ont, mes yeux ?
- Tu ne t'es jamais demandé pourquoi ils étaient si jaunes ? Et puis, des yeux jaunes, c'est plutôt hors du commun, non ?
Il est devenu complètement fou, cet homme. Je le laissai continuer parler face au vent, abasourdi.

-Mon petit, soupira-t-il en s'approchant, ce que tu as dans les yeux, c'est de l'or. De l'or, oui, du véritable or. C'est d'ailleurs pour ça que ta sœur est morte, à cause de ses yeux de métal précieux.

De l'or dans mes yeux ? ridicule ! Et même si c'est vrai, comment est-ce possible ?
Comment pouvait-il sortir une telle aberration, froissant les lois physiques et s'opposant au réel ?

-Vous perdez la tête, Tander. Dis-je alors, amusé par tant de conneries.

-A vos naissances, continua-t-il, toi et ta sœur aviez déjà ces magnifiques yeux. Je m'en souviens. Comme si c'était hier.
Ton père, Khal Heh et ta mère, Mila Heh, vous faisaient vivre comme ils pouvaient grâce à la petite boutique d'épices familiale qu'ils tenaient sur Risua. Monsieur et madame tout le monde, qui savaient se faire discrets. Tes parents, c'était des gens bien, généreux, et qui savaient se faire petits.


-Sauf que je suis né à Foxf...
Il ne sembla pas faire attention à ma remarque et continua son récit.

- Sauf qu'un jour, une rumeur se répandit dans quelques tavernes du royaume:
Celle que ton père, Khal, et ta mère, Mila, avaient deux enfants, une fille et un garçon, qui possédaient des yeux d'or.
La rumeur se diffusa à travers le royaume comme une trainée de poudre, de la bouche du simple paysan à l'oreille du grand brigand. Le royaume devint dangereux pour des enfants comme vous. Tes parents m'ont alors confié la lourde tâche de vous protéger, et, évanouis, vos petits corps allèrent jusqu'à Foxfield, ou j'avais cru vos vies en sécurité. Vos parents se sont pendus quelque temps plus tard, menacés et oppressés par le royaume.
Quelqu'un a surement dû reconnaitre ta sœur et ses yeux d'or pour lui faire une telle chose.
dit-il en s'allumant une autre cigarette.

J'étais intérieurement pétrifié. Comme mort.
Souvent, dans mon sommeil, des visions m'étaient apparues, modélisant en mon esprit deux personnes, un homme et une femme, qui répétaient inlassablement
"Nous sommes Mila et Khal, tes vrais parents. Ne nous oublie pas..."

- sauf que je suis né à F.O.X.F.I.E.L.D ! dis-je plus fort, en décortiquant volontairement le nom de la ville, espérant que Tander se trompe de personne.

- Ha oui c'est vrai ! Hmmm...disons que la magie m'a peut-être un peu aidé pour te faire oublier ton enfance. me répondit-il, un poil embarrassé

Je ne bougeais plus.

-Ça te suffit comme réponse ou tu veux en débattre, gamin ?

Je tournai la tête machinalement de gauche à droite, avalant ma salive. nous repartîmes.
Le reste de la route se passa silencieusement. Sauf que cette fois-ci , mes pieds n'étaient plus attachés. Une certaine confiance s'était installée entre Tander et moi.
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-Hé, Neos, Regarde-moi ça !
La rauque voix du nounours me fit sursauter. Aspiré dans mes questions, j'en avais presque oublié où j'étais.
Mes yeux se dirigèrent vers son doigt, qui pointait une forme au loin.
On pouvait percevoir, à travers quelques eroflores, des remparts jaunis par le temps et la guerre, surplombés à certains endroits de quelques tours à l'architecture plutôt stratégique qu’esthétique. C'était Risua.

Aussi bizarre que cela ne puisse paraitre, voir de loin ce majestueux royaume ne me fit rien. Après ce qu'il m'avait dit, je m'en foutais royalement.
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Aux portes du grand royaume, un tout autre monde s'offrait à moi: les rues grouillaient d'âmes vagabondes. Des âmes surement pressées, à en croire leur allure.
Les rues hurlaient, les places criaient. Le soleil, quant à lui, avait pratiquement donné sa place à la lune.

Au cœur de la cité qui semblait ruche d'abeilles, le cheval s'arrêta dans une petite ruelle, face à une lamentable bicoque en bois de deux étages, qui semblait ne tenir qu'avec deux ou trois poutres. Sur sa ridicule porte, deux trous gros comme des poings ne faisaient qu'accentuer l'image misérable de la maisonnette.

- Bienvenue chez moi ! s'exclama Tander.
Ce n'est peut-être pas du grand luxe, mais au moins y'a un lit et à manger ! dit-il en descendant du cheval, m'invitant à faire de même.

Je n'avais qu'une question en tête.

-Quand pourrais-je rentrer chez moi ? dis-je d'une voix fluette, en l'entendant tourner les clefs dans la serrure.

-Jamais. Retourner à Foxfield est trop risqué. On t'a reconnu, et maintenant tes jours sont surement comptés si tu retournes là-bas.
Maintenant, entres.

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L'intérieur reflétait bien l’extérieur: au centre de ces murs décrépis n'était qu'un maigre mobilier, composé d'une unique table, de deux chaises, d'un "canapé" fait avec quelques ballots de paille et d'un panier au coin de la pièce, ou était entreposé bouquets d'épis et quelques légumes secs.

Il s'avança vers moi, posant sa main sur mon épaule, m'obligeant à lever la tête pour croiser son regard bienveillant. La porte était restée ouverte.

-Écoutes, gamin... je sais que c'est dur de tout quitter, et désolé pour toi, mais je ne suis pas le meilleur consolateur.
J'ai fait beaucoup de sacrifices pour vous protéger, toi et ta sœur, et je ne compte pas tout abandonner mainte...
En prononçant ces dernières syllabes, une flèche venue du seuil de la porte transperça son cou, laissant son sang jaillir comme l'eau d'une fontaine. Tander s'écroula par terre, comme le fait un gros arbre après avoir été coupé.

Tout de suite, je me mis à genoux, mes mains palpant son doux visage.

-Tander, Tander, ouvres les yeux, bon sang ! criai-je alors en le secouant.

-Ooooouuups ! Le v'là mort. dit calmement une voix féminine au seuil de la porte. Il ne reviendra plus, maintenant.
La "femme-chacal" qui prononça ces quelques mots tenait en sa main droite un arc d'ébène, disproportionné par rapport à sa petite taille.

-Si tu bouges, t'l'auras dans le crâne, dit-elle en faisant jongler une flèche entre ses doigts crapuleux.

Sous une cape couleur cendre, le bandit se rapprocha de moi. J'étais toujours par terre, regardant le corps inerte de Tander. J'avais peur.

-J'te connais, mon pauvre p'tit garçon, dit-elle en passant rapidement sa main dans mes cheveux. D'puis Foxfield, j'voue que j'avais du mal à vous suivre, toi et ton gros 'nours.

-Qu'est-ce ce vous voulez ? dis-je en relevant ma tête du corps éteint de Tander, prêt à bondir sur cette femme qui m'avait brutalement arraché cet être formidable.

- Tes jolis yeux, mon chaton. Ceux d'ta soeur m'ont déjà beaucoup rapporté, t'sais.
dit-elle en ricanant, un sourire destructeur au bout des lèvres.

- Ceux de ma soeur ? dis-je alors, inquiet de comprendre ce qu'elle voulait dire par là.

-Ouuuuuui ! Ta soeur ! Liana, j'crois. J'suis pas n'importe qui moi ! J'suis celle qui a tué ta sœur !
Après ça, j'ai vendu ses yeux à prix d'or sur l'marché noir.
"On n'en avait jamais vu de pareils", qu'ils disaient


..."Celle qui a tué ta sœur"...
..."Celle qui a tué ta sœur"...
..."Celle qui a tué ta sœur"...
Un voile noir s'était déposé sur mes yeux. Mon esprit se brouilla. Je n'étais plus moi même.

J'attrapai la garce par les deux pieds et la tira vers moi. Elle tomba lourdement par terre, son arc glissant vers le fond de la pièce.
Elle se débattait tant bien que mal, une fois par morsure, d'autres fois par coups de poing. Je ne répondais pas. Mon but n'était pas de me battre, mais de la tuer.
Bientôt mes mains s’enroulèrent autour de son maigre cou. C'était la fin. Après quelques secondes de convulsions, son corps ne bougeait plus.

-Plus vite, plus vite !

Des voix retentirent à l’extérieur. Six miliciens entrèrent alors en la petite maison, me voyant les mains enlacées autour du cou de la hyène.
Du sang coulait sur mon visage, laissant éclater quelques gouttes sur le plancher.

Tander était mort par ma faute. J'avais étranglé la hyène. Alors pourquoi mentir ? Pourquoi toujours chercher une excuse sous laquelle se cacher ?

-C'est moi qui les ai tués.

Deux des six miliciens me plaquèrent alors contre le mur, me ligotant les deux mains.
Je ne protestai même pas. J'avais vengé ma sœur. J'avais vengé Tander.
Maintenant, plus rien ne m'attendait en ce bas monde.

-Emmenez-moi cette ordure! cria le général de brigade à ses sbires

Et c'est à partir de là que ma vie d'esclave commença .












© Halloween de Never Utopia

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MessageSujet: Re: Une poussière dans l'univers [Terminé]   Dim 29 Nov - 17:55

Neos, Je te réserve d'emblée comme esclave ! *tousse*

Et bien, je ne trouve absolument rien a redire sur cette fiche, je te donne donc ma première validation !
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Yvel Askal

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MessageSujet: Re: Une poussière dans l'univers [Terminé]   Dim 29 Nov - 20:12

Bonsoir Neos !

Très belle fiche, je te valide à mon tour ! Je te mets de ce pas ta couleur et te donne tes Cérithis ! Bienvenue parmi nous !
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MessageSujet: Re: Une poussière dans l'univers [Terminé]   

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