Le royaume de Cerith
Bonjour à toi !

Nous sommes ravis que tu parcours nos terres, cependant nous devons te rappeler que l'accès au royaume est interdit aux mineurs.
Si tu veux t'inscrire, tu dois donc avoir 18 ans !

En te souhaitant une excellente journée !

_______________________________

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 [Fiche Non-Finie] Shane Reyan de Kerxi

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MessageSujet: [Fiche Non-Finie] Shane Reyan de Kerxi   Lun 26 Déc - 13:42

Prénom et nom à insérer ici
PRÉNOMS • Shane; Reyan
NOM • de Kerxi
SEXE • Masculin
ORIENTATION SEXUELLE • n/a
ÂGE • 28 ans
RACE • Lucario (n'est-ce pas assez évident ?)
____________________________

GROUPE • Esclave
MAGIE •
Electricité : Très peu de maîtrise (si ce n'est aucune) sur cette magie-ci. Shane sait tout juste envoyer un bref éclair, à peine capable de produire une grande brûlure. Pour les peu de fois où il s'en serait servi, il ne s'agissait que d'une diversion capable de lui donner l'avantage.
Télépathie : Se résume simplement en une localisation globale des personnes autour de lui. En se fixant sur un esprit, il peut vaguement décrypter l'état d'esprit de la personne ainsi que le comportement qu'elle est sur le point d'adopter. Du fait de l'absence d'apprentissage, Shane ne sait rien faire d'autre que cela, dans un cadre purement instinctif où son intégrité physique s'avère menacée. De même, cette télépathie est à sens unique, il ne sait aucunement parler à quelqu'un de cette façon.

COMMENT AVEZ-VOUS TROUVÉ LE FORUM • C'est une très longue histoire (':
CODE DU RÈGLEMENT •
L'équipement de votre personnage.


Esclave qui a fui les bas-fonds de Foxfield depuis peu. Ne possède donc plus grand chose, si ce ne sont ses "vêtements". Il tient pour seul souvenir le masque autrefois censé, dans les arènes, le protéger des jets de sable. Ce dernier est constitué d'une simple membrane en cuir, de deux lanières formant l'attache et d'une grille textile de protection.
Physique de votre personnage


[Non-terminé]

Psychologie de votre personnage


[Non-terminé]

L'histoire de votre personnage


À la personne qui achète l'esclave est remise une bouteille, contenant la missive, écrite sur plusieurs pages.
Le message est, semble-t-il, destiné à quelqu'un d'autre, mais celui qui a rédigé la lettre est bel et bien l'esclave acheté à présent.



Ma chère Lyanna,

Je ne sais vraiment comment débuter cette lettre, et voilà longtemps que je songe à la rédiger. Tu recevais, depuis longtemps, mes lettres, t'indiquant comment j'allais, comment se passaient mes journées et comment j'endurais la souffrance de chacun des jours s'écoulant ici, à Foxfield. Mais pour celle-ci, je dois tout reprendre. Peut-être ne tiendra-t-elle qu'en très peu de mots, peut-être durera-t-elle, qu'en sais-je encore... Mieux vaut que je commence.

Il y a de cela vingt-huit années, je suis né, au sein de notre famille. En tant que fils unique, tout d'abord. J'étais, pour notre père, cet espoir de faire durer notre... "lignée", encore un peu de temps. Je n'ai guère de souvenirs de cette période où je n'étais qu'un nouveau-né. Si je m'y concentre suffisamment, je crois apercevoir de simples formes, des paroles que je ne comprends pas, rien qui ne soit clairement identifiable. J'ai grandi, peu à peu. Je me souviens encore de certains instants de mon enfance, quand j'apprenais à obéir à Père, à suivre les enseignements de notre précepteur. Puis tu es arrivée. J'avais quatre ans, si mes souvenirs sont bons. Tu étais une nouvelle bénédiction pour Père et Mère, l'assurance que nous ne nous éteindrions pas aussi aisément que cela. Nous avons vécu, longtemps, dans la paix, sans souffrir de rien. Notre nom n'apportait plus beaucoup de prestige mais nous tâchions de nous montrer dignes de cet héritage. Maintenant que nous avons perdu, que j'ai perdu, tout cela, je crois que c'était ça, le bonheur.

Tu étais encore jeune, tu ne pouvais pas vraiment t'en rendre compte. Mais ainsi nous avons vécu, sans heurts. Père se montrait bien souvent dur, sévère, intransigeant. Si, à l'époque, je ne l'approuvais pas, je crois qu'aujourd'hui, je comprends pourquoi il agissait ainsi. Il voulait certainement me préparer à endurer tout ce que la vie pouvait me faire subir. J'ai appris, toujours plus réticent chaque jour, à me battre face à Père. J'ai appris, toujours plus fatigué chaque heure, à lire, écrire, compter, penser, face à notre précepteur. J'ai appris, toujours plus avide à chaque seconde, à aimer, chérir, récompenser ma famille en donnant, et me donnant corps et âme, à elle. Si je suis sûr d'avoir retenu une seule chose de cette vie, Lyanna, c'est que le sang importe bien plus que le reste.
Je suis simplement confus, aujourd'hui, attristé, même.. De ne pouvoir mettre un visage ni sur le nom de Père, ni sur celui de Mère.. Je ne sais si je dois en blâmer le temps ou les mauvais traitements subis durant ma captivité à Foxfield mais, dans tous les cas, c'est un point qui m'afflige...

J'avais treize ans, ce jour-là. Nous nous promenions, en famille, sans vraiment nous soucier de rien. Père avait toujours songé à nous protéger. Cette fois-ci ne fit pas exception à la règle, je me souviens que nous étions accompagnés d'un milicien. Ce ne fut pas suffisant.
Les plages avaient beau être sûres, celle où nous étions ne l'était pas à ce moment. Je me rappelle avoir couru, pour te rattraper, jouant avec toi volontiers, échappant à la surveillance de nos chers parents. Je me souviens que tu avais percuté un loup, grand, fort à n'en pas douter. Et le regard qu'il t'avait alors jeté m'avait empli d'effroi. Tu t'en souviens peut-être, tu y étais comme moi après tout. Tu avais crié, j'étais arrivé. Il te tenait, te serrait le bras sans desserrer son emprise. Il m'avait menacé, pour ne pas que je m'approche. Mais tu étais en danger, Père et Mère trop éloignés. J'avais agi, frappant sans réfléchir là où je croyais voir la faiblesse de cet individu devenu un ennemi. Tu avais fui, alors. Hurlant de nouveau, me distrayant une seconde, instant qui s'avéra crucial. On m'assommait, les ténèbres ravirent mon esprit. À mon réveil, j'étais sur un navire, enchaîné à fond de cale, dans une cage suffisamment grande pour que je m'y tienne debout. On m'avait cru suffisamment dangereux pour m'y enfermé enchaîné, et seul. D'autres prisonniers, dans ce navire, avaient subi le même sort que moi. Nous étions enlevés, allant vers une destination inconnue. Mais je le savais, au fond de moi. Père n'avait cessé de me le répéter. Foxfield était le seul repaire de criminels de tout Cerith. Son existence-même était maintenue sous silence mais ceux qui avaient pu frayer avec cette ville déchue n'avaient pas hésité pour en parler. Oh, ce jour-là, j'avais peur. Je craignais que tu ne te sois retrouvée prisonnière comme moi, mais Loïka avait eu pitié et t'avait épargnée. Au moins pour quelques années.

Treize ans... C'est à cet âge-là que je suis devenu un esclave, vendu à Foxfield. Je ne donnais pas cher de ma peau, je savais que je finirais par servir d'exutoire pour les plus bas instincts de cette racaille. Mais mon fait d'arme sur la plage me sauva cette peau, au moins pour quelques temps. On me vendit à un maître d'arène, et on me laissa croupir de nombreux mois durant dans une cellule. Chaque jour, la même pitance, le même refrain. J'étais dans cette pièce, avec le maître d'arène, serpent de mauvais augure dont l'allure ophidienne faisait taire chaque esclave combattant du "District". Il m'observait, tous les jours, répétant la même question inlassablement.

" - Bats-toi pour moi. "

Et chaque jour, je répondais non. Il avait beau être un bandit, il se montrait plus ou moins civilisé. Au début. À mesure que je répondais non, je recevais moins de nourriture, moins d'eau, moins d'attention. Mon confort s’amoindrit bien plus, alors même qu'il était très faible. Vint le jour où je dis le non de trop. Arriva le fouet. Et quand il ne suffit plus, le bâton. J'ignore pourquoi je refusais de plier, mais je le fis. Longtemps. On me tortura sous bien des aspects. Entre être rossé de coups ou forcé de satisfaire les appétits concupiscents de tous les clients du Maître, j'étais obligé de céder. Je tins encore un certain temps. Tout ce manège dura une bonne année avant que ma conscience ne vienne à rompre avec mon credo. Quand il revint, une autre fois, me posant cette même question, je répondis.

" - Plutôt crever... "

La réaction semblait néanmoins le satisfaire, ce qui ne m'étonna pas. On me laissa tranquille, une semaine durant, en me donnant un peu plus à manger, un peu plus à boire. La dernier jour, on me donna viande et vin, comme si ce fut mon dernier jour. J'étais si près d'en être à cette fin, à mon dernier jour.. Je ne devais ma vie qu'à l'entrainement de Père.
Le soir-même, relativement tard, on nous jeta à plusieurs dans une fosse. Je reconnaissais déjà mes voisins de cellule mais s'ajoutèrent à eux d'autres inconnus. On nous ordonna de nous entre-tuer pour qu'il n'en reste, à la fin, plus qu'un seul debout. Je m'y suis opposé, comme beaucoup d'autres, refusant d'obéir. Mais ceux qui ne rechignèrent pas nous poussèrent au choix. Et même si j'avais préféré, plus tôt dans la journée, mourir, je ne voulais pas quitter ce monde de cette façon. J'ai été contraint de tuer ceux que je voyais. La pitié ne rentrait plus en ligne de compte. Seule ma propre survie comptait. Mais j'avais eu le choix, j'aurais pu en laisser agoniser sur le sol, ne pas les tuer moi-même... J'ignore ce qui est le plus affreux... Que l'on m'ait forcé à commettre de tels actes ou bien que j'y ai pris part volontairement, parfois même appréciant ces massacres. Car, oui, j'étais bien devenu la bête de foire locale. Le rejeton de nobliau, immortel dans l'arène, toujours resté invaincu. J'ai pu récolter de nombreuses blessures, toutes ayant cicatrisé, mais je n'ai jamais subi une seule défaite. De toute façon, l'échec dans la fosse signifie la mort. Et si je peux encore t'écrire à ce jour, c'est qu'il y a bien une raison.

Et ainsi, ont succédé aux jours les mois. Et aux mois les années. Six années plus tard, tu arrivas alors. Tu t'en souviens aussi, n'est-ce pas ? De cette heure, seul à seule, dans ma cellule. Instant privilégié gracieusement offert par le Maître pour me récompenser de ses propres gains. Nous avions discuté, même si ma voix, éraillée et affaiblie par le manque d'élocution au quotidien, t'avait effrayée. De quoi avait-je l'air, en cette période ? Autrefois jeune garçon, j'étais devenu un homme, bien bâti, meurtri par les sanctions et les blessures. J'étais à l'effigie de ce que considérait le Maître, en pensant à moi. Une arme, implacable, obéissante, sans scrupules, ni remords. J'étais devenu l'objet que, jadis, je ne voulais pas être. Et tu me l'as fait comprendre. Mais je suis resté comme tel, pour te protéger de ces monstres. Car mon obéissance était le seul rempart contre ces vilenies que ces crapules pouvaient commettre sur toi. J'ai brisé en mille éclats mon intégrité, pour le sang, pour ma famille. Pour toi, Lyanna.
Et tu m'as appris ce qu'il était advenu de nos parents. Comment ils ont, pour me retrouver, dilapidé la fortune de notre famille... Comment Mère est morte, lors de cette longue descente aux enfers. Comment Père, accablé par le chagrin, s'est battu jusqu'au bout, investissant où il le pouvait pour réussir à me retrouver. Jusqu'à te perdre toi, dans les mêmes circonstances. C'était le seul moment où j'avais pu, à Foxfield, rire sincèrement malgré les événements, où j'avais pu pleurer la perte de Mère et où j'avais pu enfin trouver une raison de me battre.
Mon seul regret était de ne pouvoir te voir, après ce jour-là.

Cette vie dura... Longtemps... Tu devins la favorite du Maître, et moi son investissement le plus rentable de toute sa carrière criminelle. Il chercha à m'acheter au-delà de mes compétences martiales, m'offrant tout ce que j'aurais pu désirer. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsque je lui donnais mes doléances.

" - Du papier, une plume, de l'encre. "

Ce furent mes seules requêtes. Et il me les accorda. Il fit fabriquer, à mon attention, une protection contre les jets de sable, toute de textile faite, mais diablement efficace pour ne pas me ralentir au combat. Je tuais aussi bien avec mes pattes nues qu'avec les armes à ma disposition, usant même de  celles que portaient mes adversaires contre moi. Quand le besoin s'en faisait sentir, j'usais de la magie, pour distraire l'ennemi. Toujours, mes plans marchaient. Chaque fois, je m’enorgueillissais. Et quand je te regardais, aux côtés du Maître, tu me lançais toujours le même regard désapprobateur. Fut-ce seulement le fait de t'écrire qui me maintint aussi lucide malgré cette vie ? Ou bien croire, qu'un jour, je réussirais à nous faire fuir d'ici, était-il le pilier qui maintenait ma conscience intacte ? Peut-être était-ce un peu des deux ?

Je grandissais toujours plus, et toi aussi. Et tu devenais plus désirable pour les coupes-jarrets de mon propriétaire. Il te protégeait, moins pour me tenir en laisse que pour s'assurer la primeur sur ton sang. L'idée que cette raclure puisse te toucher m'était insupportable. Mais jamais il ne fit un pas vers toi, ni même un geste déplacé. Pourquoi ? Je ne pouvais que l'imaginer. Avait-il peur de moi ? Espérait-il refaire sa vie avec toi ? Toujours les questions m'assaillaient. Et à force de t'écrire, cette faculté de remettre en question me revint. Les doutes, également. Ma façon de me battre s'en trouva altérée. Je ne réagissais plus consciemment, tous mes gestes étaient alors mécaniques. Tu le voyais toi-même, alors qu'à chaque fin de combat, je me tournais vers toi, simple automate réitérant le même geste. Tu me voyais, sans une seule lueur de vie. Je réfléchissais, pendant les combats, laissait mon corps faire le reste. Il savait quoi faire pour survivre, et je me retranchais au plus profond de mon âme pour penser sans une seule fois prendre le relais. Quelle ironie, n'est-ce pas, que ces massacres me poussèrent à la méditation ? Tu me l'avais toujours dit, ma soeur, que je deviendrais un automate tout juste bon pour obéir. Et tu avais raison...

Depuis lors, à chaque retour dans ma cellule, je m'asseyais à même le sol, calmant ma respiration, reprenant cet état calme, posé, où rien ne pouvait plus me perturber, à moins de m'affecter physiquement. Le Maître, soucieux de me voir ainsi réagir aussi étrangement, chercha à me distraire. Il envoya tout ce qu'il pouvait. Denrées rares, objets, outils, hommes, femmes, parfois plus, parfois moins. Mais rien ne me troubla. Et ces esclaves, envoyés pour satisfaire mes désirs, tremblaient de peur, craignant que je ne les égorge. Mais je les invitais toujours à profiter de l'abondante nourriture que me laissait le Maître. Ces mêmes personnes apeurées mangeaient alors, en silence, ou se tenaient immobiles, toutes toujours m'observant. Je finissais alors par les convaincre que je n'étais pas plus un monstre qu'eux. Les jours passèrent, devenant des mois, pour finalement devenir des années. Jusqu'à ce jour précis, Lyanna, où j'écris ces lignes.
J'ignore encore comment se déroulera mon évasion. J'espère pouvoir t'emmener avec moi. Mais si je n'y parviens pas, ma soeur, sache que j'en serai toujours désolé. Les esclaves qui m'aideront essaieront de t'aider, quoi que tu décides de faire. Résiste aussi longtemps que tu le pourras. Le même sang coule dans nos veines, tu sauras survivre à Foxfield. Je reviendrai te chercher, Lyanna, je te le promets.
Je retrouverai Père, lui apprendrai où nous nous trouvons, et nous te ramènerons à la maison. Ne perds pas espoir, Lyanna.

Nous nous reverrons, ma soeur.

Shane.

CODAGE PAR DITA | EPICODE
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MessageSujet: Re: [Fiche Non-Finie] Shane Reyan de Kerxi   Lun 26 Déc - 15:22

Permission de pleurer devant une si belle histoire ?
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MessageSujet: Re: [Fiche Non-Finie] Shane Reyan de Kerxi   Lun 26 Déc - 15:49

Permission accordée, j'imagine (':
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MessageSujet: Re: [Fiche Non-Finie] Shane Reyan de Kerxi   

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