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 Virio C. Heibniz, intellectuel à louer

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MessageSujet: Virio C. Heibniz, intellectuel à louer   Jeu 2 Mar - 13:44

Prénom et nom à insérer ici
PRÉNOM • Votre réponse ici
NOM • Virio C. Heibniz
SEXE • Mâle
ORIENTATION SEXUELLE • Hétérosexuel
ÂGE • 27 ans
RACE • Chat
____________________________

GROUPE • Citoyen
MAGIE • Illusionnisme et Clairvoyance

Virio manie principalement la magie de l'illusionnisme dans le domaine du livre, il utilise ainsi les illusions pour dissimuler ses œuvres les plus sensibles ou changer le contenu de certains ouvrages, une pratique qu'il continue d'utiliser soit parce qu'il juge les informations encore une fois trop sensibles ou bien lorsqu'il souhaite étayer ses œuvres d'un texte ou d'images interactives dans un but didactique. La dissimulation permet également, lorsqu'il se déplace dans des quartiers défavorisés, de ne pas attirer l'attention sur ses possessions.

La Clairvoyance est la magie qu'il tentait initialement d'apprendre et son utilisation est liée à l'Illusionnisme dans le sens où, au travers de ses rêves prémonitoires, il sait s'il lui sera nécessaire de cacher ou modifier un recueil ou un passage particulier pour éviter les problèmes. Sa maîtrise en est cependant très relative et il ne contrôle pas du tout la fréquence de ses visions, même s'il aimerait que ce soit le cas.

Il a donc surtout développé l'Illusionnisme et s'est initié à ces magies en autodidacte, d'où le fait qu'il se soit spécialisé dans un domaine aussi niché, étant profane dans le reste. "Même quand on veut partager ses connaissances, il en est qui doivent rester secrètes pour le bien de tous", dirait-il.

COMMENT AVEZ-VOUS TROUVÉ LE FORUM • Un site du style "top 50" et une vague affaire d'herbe à chat.
CODE DU RÈGLEMENT •
L'équipement de votre personnage.


Virio possède sur lui quelques objets qui ont tous une importance à ses yeux, allant du plus sentimental au plus symbolique. Notamment, il porte dans la poche intérieure de sa veste un monocle qu'il tient de son père et qui lui-même le tenait de son père. C'est le symbole de la famille Haibniz : il représente leur tradition d'érudition, un devoir.

Il possède également un livre, manuscrit épais à la couverture reliée en cuir. Le contenu de celui-ci mêle connaissances encyclopédiques, philosophiques, notes de recherches et journal intime.

Enfin, il possède une pipe. Non pas qu'il fume, pas plus qu'il en apprécie la gestuelle, mais c'est là une marque de sa vanité. Dans ses propres mots : "C'est l'apanage des gens classieux".

Physique de votre personnage


Virio est un furry de type félin, plus particulièrement un chat. Ses longs cheveux lisses sont toujours noués et les quelques mèches rebelles qui viendraient obstruer sa vue sont rapidement chassées d'un revers de la main. Ses yeux perçants arborent une teinte dorée virant sur l'ambre à la périphérie de l'iris.

Il n'est pas particulièrement musclé... ça n'est pas son point fort et l'entretient physique est quelque chose qu'il considère "surfait" ou "contingent", préférant favoriser son entraînement intellectuel. De ce fait, bien qu'il soit de taille plutôt grande, 1m80, il apparaît très fin et élancé, peut-être même maigre du point de vue de certains. Cela ne l'empêche pas de jouir d'une agilité et d'une souplesse naturelle.

Bien que le sport soit une discipline négligée par l'héritier Heibniz, il tient cependant à rester en toute occasion impeccable et présentable : ses griffes, proprement limées ; ses poils, brossés régulièrement ; ses habits qu'il aime propres et repassés... Il pourrait n'y accorder aucune importance mais Virio tient à rappeler son niveau d'étude honorable et tient encore plus à faire savoir aux gens ses manières en société.
"L'élégance en toute circonstance dénote la classe d'un individu !"

Au niveau vestimentaire, s'il préfère sortir avec des tenues distinguées, il peut se contenter, dans un cadre plus détendu, de la chemise bien boutonnée et remiser cravate et veste. Tout habit trop ample lui déplaît ; il n'en portera que s'il y est forcé.

Psychologie de votre personnage


L'esprit de Virio est composé de choses tantôt simples, tantôt complexes. Il peut vivre une journée sans état d'âme particulier ou bien préférer s'isoler, en proie à des questionnements impossibles ou à une cruelle remise en question de sa personne. Car oui, Virio est paradoxal dans sa manière d'être sur ce point-là. En public, il ne donnera à voir que l'image d'un jeune chat confiant et sûr de ses capacités. Cette confiance, on lui reprochera parfois de la pousser jusqu'à l'orgueil voire même le dédain mais il ne voudra rien entendre... Non pas qu'il soit trop têtu, mais parce qu'il est bel et bien torturé par un complexe d'infériorité latent. Vous êtes-vous déjà réveillé un matin, de poser les yeux sur le ou les diplômes que vous possédiez, sur cette bibliothèque supposée rassembler l'ensemble de vos connaissances académiques et vous dire "je ne les mérite pas" ? C'est un sentiment de honte accablant et perfide qui vous colle plus à la peau que votre propre ombre. Et le seul moyen d'empêcher cette ombre de vous narguer de son air goguenard, selon Virio, c'est de s'y plonger jusqu'à ce que personne ne vous voie plus ; c'est s'isoler chez soi ou se murer derrière une confiance de soi artificielle pour que personne jamais ne puisse distinguer votre blessure, votre faiblesse.

En-dehors de ça, lorsque Virio n'est pas victime de ses crises de manque de confiance, il peut être très bon vivant. Blagueur modéré, érudit passionné de philosophie et de magie, il aime aussi écouter et raconter les aventures les plus épiques et les plus fascinantes, aussi ne refuse-t-il pas le contact avec les aventuriers, bardes et conteurs. Qu'importe ce que disent les livres d'Histoire : si un aventurier vient à contredire les livres, c'est qu'il s'agit soit d'une nouvelle découverte intéressante, soit d'un parti pris artistique toujours bienvenu.

Le chat penseur apprécie tout particulièrement la compagnie des gens d'importance : nobles, individus riches et influents, mécènes... Il éprouve cependant davantage de difficultés au contact de grands érudits, mages confirmés et académiciens qui le mettent mal à l'aise. Il en retire "l'impression qu'ils sont des monuments qui vous écrasent de tout leur savoir" et préfère se tenir à distance, les écouter de loin plutôt que leur parler de près, même si, dans le cadre de sa profession, c'est souvent nécessaire.

En terme de travail, Virio a une idée bien précise en tête : être un intellectuel à louer. Là où les savants et chercheurs se cantonnent à une tour d'ivoire ou une bibliothèque privée, Virio veut s'engager à la solde de qui voudra. Il se vendra alors comme un atout certain, capable de toute tâche, allant du simple secrétaire au sage conseiller, en passant par instituteur privé. A la limite acceptera-t-il le travail d'un majordome mais seulement si l'individu qui l'emploie en est suffisamment digne, ce qui, chez le jeune chat, équivaut à la petite noblesse au grand minimum. Pour le reste, il répondra présent tant que l'on sera en mesure de le payer correctement, et il n'est pas sourd à la négociation sur ce plan-là.

En revanche, dans un de ses mauvais jours, il peut faire preuve d'un cruel manque de respect envers les citoyens les plus "humbles" socialement parlant. Se voulant distingué et classieux, il lui arrive d'être méprisant et parfois blessant envers une personne dont il estime le rang social trop inférieur. Par exemple, il n'aime pas qu'un esclave lui adresse la parole sans qu'il lui ait autorisé, jugeant qu'il s'agit-là d'un grave manque de respect envers sa personne. "Comme si ces gens, dont le nom est sali au point qu'ils dussent le vendre, étaient d'un rang équivalent au mien ! C'est une insulte à mon intellect et mon intégrité !"

Relativement mal à l'aise avec la gent féminine, il n'éprouve cependant aucune réelle difficulté face aux hommes et ne trouvera à redire aux enfants que lorsque ceux-ci refusent de l'écouter.

Si l'on devait ainsi résumer la pensée de Virio dans ses propres mots, l'on pourrait trouver ceci pertinent : "Ce que j'ai et ce que je demande, je le mérite, et le seul qui soit en droit d'en douter, c'est moi-même. Je veux mettre mon esprit et ma plume au service de Cerith afin que tous aient accès au savoir."

L'histoire de votre personnage


Même si on la lui demande expressément, Virio n'aime pas conter son histoire et préférera dire qu'elle appartient au passé ; il a cependant promis à un barde, un jour, qu'il en ferait un livre avant sa mort.
Enfant d'une mère décédée à l'accouchement et d'un père érudit, Virio est né dans un petit village frontalier, perdu entre les Côtes de Jhess et la Chaîne de Darrow, au climat froid et enneigé.
Ne pouvant se payer le voyage jusqu'à la capitale, sa famille avait élu résidence là où elle le pouvait et y avait vécu dans une relative tranquillité, bien que l'appréhension d'une attaque de bandits se fasse omniprésente en ces contrées reculées.
Seul enfant du village, le jeune chat ne sortait pas beaucoup, préférant se plonger dans d'interminables lectures en tous genres qu'il allait prendre dans l'imposante bibliothèque de son père, par ailleurs très content et fier que son fils fasse perdurer l'héritage familial malgré l'impossibilité de l'envoyer dans une grande école.
Outre l'éducation qu'il reçut de la part de son père, qui tenait absolument à le préparer à la vie d'érudit, Virio avait une passion qu'il se devait de garder secrète : l'étude de la magie, pour laquelle peu d'ouvrages étaient disponibles et dont l'utilisation était jugée blasphématoire par la petite communauté de son village.
"Nous n'avons pas le droit d'emprunter aux dieux leur pouvoir, nous qui sommes seulement méritants de le posséder en nous ; le magicien est celui qui, par sa compréhension, se hisse au plus près des dieux en acceptant de porter le fardeau d'un pouvoir parfois trop grand pour eux."
Généralement, cela suffisait pour désintéresser n'importe qui de la pratique de la magie : être chassé du village était souvent synonyme de mort, mais Virio s'entêta et poursuivit son initiation en autodidacte à la magie de la Clairvoyance, à laquelle il ajouta celle de l'Illusion qui devint rapidement son domaine de prédilection lorsqu'il s'agissait de cacher ses études ésotériques.
Evidemment, sa maîtrise encore imparfaite de la magie lui valut d'être percé à jour par un des habitants du village, lequel partit prévenir immédiatement l'ancien du village qui n'eut d'autre choix que de le bannir, lui qui avait osé profaner le domaine des dieux sans en avoir encore mérité l'entrée.

***

Il avait été capable de prédire plusieurs situations houleuses et ainsi les éviter grâce à la magie de la Clairvoyance - qui se manifeste surtout chez lui par des rêves prémonitoires et relativement flous - mais pas celle-ci, sans qu'il puisse jamais expliquer pourquoi.
Le lendemain, la décision fut prononcée et Virio dut quitter le village, le cœur lourd d'une peine qui ne s'effacerait jamais : celle d'avoir pour dernière image le visage de son père, partagé entre tristesse et déception, entre la rage de devoir obéir à une justice arbitraire et la nécessité de rester près de sa défunte femme dans le village qui les avait accueilli et lui offrait désormais sa seule attache.
Lentement, le père de Virio s'approcha de son fils, lui posa une main sur l'épaule et lui glissa une lettre entre les mains ; il lui était formellement interdit de donner quoi que ce soit d'autre car l'exil devait être une épreuve de pénitence pour les magiciens profanateurs.
Une fois la lettre transmise, le chef s'exprima une ultime fois à l'adresse du jeune chat, pour le mettre en garde : "tu viens porter sur nous le malheur en manquant de respect aux dieux et tu dois désormais partir avant que le mauvais œil ne s'abatte sur nous, puissent les dieux avoir pitié de toi, jeune homme."
Seul, effrayé et frigorifié, Virio marcha longtemps dans les landes désolées tout en suivant la route qui menait à Risua où il espérait arriver avant que la fatigue et la faim ne l'emportent.
Il n'avait sur lui aucune provision, aucun vêtement particulièrement chaud et aucune source de lumière, le vent glacial emportait avec les quelques flocons qui partageaient son exil la moindre parole, le moindre cri de désespoir qui pouvait franchir ses lèvres, masquant jusqu'aux nombreuses prières que le jeune chat adressa à Hai, lui demandant à la fois pardon et guidance, lui demandant également pourquoi il avait fait les Furries si curieux qu'ils soient ainsi tentés de briser le sceau de connaissances aussi dangereuses.
Obsédé par la raison de son exil, Virio marcha encore et encore, soucieux de se repentir jusqu'à ce qu'enfin le doux linceul du repos éternel ne l'étreigne dans les terres qui l'avaient vu naître ou qu'il lui soit donné de voir la contrée qu'il tentait de rejoindre pour y mener une vie nouvelle.
Nuit et jour il marcha jusqu'à ce qu'enfin la végétation ne renaisse progressivement, jusqu'à ce qu'enfin le soleil soit suffisamment fort pour percer les nuages gris et caresser son visage engourdi par le froid et la fatigue, jusqu'à ce qu'enfin il distingue la frontière des Côtes de Jhess qu'il accueillit comme un signe que Hai ne l'avait pas abandonné et qu'au contraire il l'invitait à poursuivre dans sa voie car celle-ci n'était pas mauvaise.

***

Combien de jours ont bien pu passer pendant son exil ? Combien d'autres devrait-il dormir avant que la blessure de son âme ne se referme et que les cauchemars laissent place à nouveau aux rêves clairvoyants ? La curiosité de Virio le poussa à questionner l'aubergiste chez qui il avait négocié de rester s'il aidait ce dernier dans son travail. Il apprit ainsi que certaines réponses pouvaient blesser bien plus que les questions qui leur correspondait.

Aux dernières nouvelles, il y avait eu une attaque de bandit particulièrement sanglante dans les montagnes. Un village tout entier avait été pillé puis brûlé. L'appréhension dura plusieurs jours pendant lesquels le jeune chat pria pour que son père au moins ait pu s'en tirer. Une patrouille de garde arriva un matin pour porter la terrible nouvelle : il n'y avait aucun survivant. Virio était à présent orphelin et sans endroit où aller ou revenir. Tout cela par sa faute. Tout cela parce qu'il avait osé défier les dieux et qu'il avait apporté le mauvais œil sur le village depuis longtemps déjà.

Sa survie ne tenait pas du pardon, pas plus que de la félicitation. Hai ne lui avait pas permis de vivre parce qu'il avait fait les bons choix mais parce qu'il avait au contraire fait les mauvais et qu'il devait maintenant, à travers cette deuxième chance, prouver qu'il pouvait faire les bons.

Encore pris par la tristesse viscérale d'avoir perdu tout ce qu'il avait jamais connu, le jeune chat ouvrit la lettre que lui avait donné son père, espérant y trouver quelque réconfort. Elle était froissée, la neige l'avait trempée au travers même de la veste et l'encre avait coulé par endroits, comme si la lettre elle-même ruisselait des larmes que son auteur n'avait pu verser en ce jour fatidique.

Rien. Il n'y avait rien qui soit adressé à Virio dans cette enveloppe, pas un mot d'encouragement, pas une parole de réconfort ni même une invitation à revenir un jour. Cette lettre ne lui était même pas adressée. Emporté par la rage et le dépit, l'exilé des montagnes déchira le papier en deux avec la ferme intention de nourrir les flammes avec.

Qui sait ce qui l'en empêcha ce jour-là ? Pourquoi il en vint à regretter son geste et qu'il se décida, deux jours plus tard, à lire avec sérieux cette lettre qu'il raccommoda comme il put. En effet, la lettre ne lui était pas adressée mais devait être portée à deux personne. La première permettrait à Virio d'étudier les matières classiques et les lettres, lui permettant de devenir l'érudit que sa famille attendait de lui. La deuxième devait lui permettre d'apprendre la magie de haut niveau, et ce fut cette mention qui intrigua le plus le jeune chat. Pourquoi son père, qui avait toujours suivi les lois du village, aurait-il voulu lui garantir des études magiques ?

La double lettre de recommandation, seul héritage du jeune chat, sonnait faux. Elle lui laissait un arrière goût de regret et d'incompréhension qui lui donnait mal à la tête. Tout cela pour quoi ? Pourquoi être exilé de la sorte si ses actions n'étaient pas répréhensibles ? Pourquoi les dieux lui avaient fait croire qu'il était responsable de ce qui était arrivé à son village si même son père connaissait la magie ?

Rien de tout ceci ne faisait sens : la magie, les dieux, rien. Le jour-même, Virio décida. S'il devait vivre, alors il le ferait de la manière qu'il entendait sienne. Il fit ses adieux à l'aubergiste et se mit en route pour la capitale afin d'y trouver l'académie où il présenta sa lettre. Après examen de la lettre, on lui accorda son inscription mais il refusa les cours sur la magie, à la grande surprise du corps enseignant. S'il ne voulut jamais en donner la raison, celle-ci était claire dans son esprit : il avait été puni par les dieux pour avoir usé de magie, non pas parce qu'il ne la maîtrisait pas mais parce qu'il ne la méritait pas. Et avoir recours à un maître ne le rendrait pas davantage méritant. S'il devait poursuivre ses études de la magie, il le ferait seul et en autodidacte, jamais autrement. Alors seulement sera-t-il digne du cadeau des dieux, et alors il pourra prouver à Hai que ce dernier n'avait pas eu tort de lui donner une seconde chance.

Malgré un parcours scolaire assez irrégulier, Virio termina ses études avec de bons résultats. On l'encourageait à devenir un jour professeur ou bien à entrer dans un cercle d'étude, mais là encore il refusa. Sa décision était prise depuis longtemps : le savoir n'est pas quelque chose qui doit se faire en huis clos, ce n'est pas quelque chose que l'élite doit se réserver exclusivement. On ne lui avait rien donné à la naissance mais il avait tout pris, il avait seulement trébuché parce qu'on avait empêché à son père de lui apprendre correctement et jamais de son vivant Virio accepterait que cela se reproduise. Il voulait aider, il était animé de grands et nobles idéaux.

Malheureusement, la réalité du monde le rattrapa rapidement : les pauvres, les moins éduqués et donc ceux qui requéraient le plus son aide, n'étaient pas en mesure de le payer de sorte qu'il puisse maintenir son niveau de vie. Il dut faire des sacrifices mais ceux-ci ne payèrent pas non plus, et lorsqu'il prit du recul pour constater son oeuvre, il n'y trouva pas ce qu'il souhaitait y voir. Certes, il avait donné une éducation à ceux qui en avaient besoin mais qu'en faisaient-ils ? Rien ou si peu... Il n'avait pas su faire naître en eux la passion qui l'avait animée lui, petit, le poussant à dévorer des livres entiers. Ainsi, peu à peu, il se détourna de son but premier et prit goût à offrir ses lumières à des gens qui savaient les prendre en considération. Bien entendu, en ce faisant, il s'éloignait peu à peu des pauvres et des esclaves, et finit tout simplement par oublier ses idéaux premiers.

Il reprit contact avec l'académie qu'il avait quittée quelques années plus tôt, laquelle lui permit d'avoir une formation de professeur afin qu'il puisse mieux répondre aux besoins de ses clients parfois eux-mêmes érudits. Il retrouva pendant un temps sa chambre universitaire dans laquelle il retrouva la cachette dans laquelle il aimait dissimuler son journal. Il le tenait à jour très fréquemment jusqu'à ce que le rythme scolaire ne le force à réduire cette assiduité, jusqu'à la stopper définitivement. Le grimoire était couvert de poussière mais son contenu était resté intact. Il entreprit de le reprendre et, cette fois-ci, de le garder. La première page se voulait cathartique : elle était uniquement composée d'un récit écrit par une main encore trop peu habituée à la plume, celui d'un jeune chat à qui les dieux avaient tout pris. Le reste du récit demeure caché par un sortilège d'illusion que Virio lève de temps à autres lorsqu'il ressent le besoin de se rappeler à lui-même qui il est.

Une fois sa formation terminée, il fut félicité par ses anciens mentors qui décidèrent de lui remettre un présent. Tout académicien accompli reçoit un monocle, signe de son appartenance à la caste érudite. Chaque monocle est unique et on peut y voir gravé le nom de son propriétaire. Le monocle qu'il reçut ce jour-là ne portait pas son nom mais celui de son père qui, lorsqu'il avait quitté la capitale plusieurs dizaines d'années auparavant, avait demandé qu'on remette ceci à son enfant lorsque celui-ci se présenterait. Le cœur lourd d'une mélancolie symbolique, Virio accepta le présent et jura de ne jamais s'en séparer.

Virio revint alors à son projet, celui d'intellectuel à louer. Cette fois-ci il disposait des compétences requises pour légitimer son statut qu'il porte très à cœur ! Il ne porte pas seulement l'image de l'académie mais aussi celle de son père et n'était pas autorisé à les décevoir.

La magie resta ainsi chez Virio une discipline peu développée et davantage un prétexte utilitaire qu'autre chose. Ses rêves prémonitoires se faisaient rares ces temps-ci et il n'avait aucun contrôle sur eux. Quant à l'illusionnisme, il en était resté à une utilisation principalement autour de la dissimulation et de la modification d'apparence qui, bien que maîtrisée, n'est qu'une fraction de ce que l'illusionnisme permet. L'utilisation principale étant la dissimulation des livres et la modification magique de leur contenu.

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Dernière édition par Virio Heibniz le Ven 3 Mar - 13:30, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Virio C. Heibniz, intellectuel à louer   Jeu 2 Mar - 13:52

Bonjour à tous !

La fiche est en cours : je la poursuivrai quand j'en aurai le temps, bien entendu.

En ce qui concerne l'avatar de Virio, je vais tenter de l'uploader à la bonne taille... mais c'est pas gagné.

EDIT : Bon eh bien voilà qui est fait. Voici une image complète pour donner un aperçu de Virio et rendre honneur à son dessinateur.
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Angélique Guardinn

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MessageSujet: Re: Virio C. Heibniz, intellectuel à louer   Jeu 2 Mar - 14:29

Ton avatar est superbe. ^^
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Sélène Keïrsos

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MessageSujet: Re: Virio C. Heibniz, intellectuel à louer   Jeu 2 Mar - 15:10

Bienvenu ^^

Bonne chance pour ta fiche et un conseil, détail les limites de ta magie Wink
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Sue Alzéria

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MessageSujet: Re: Virio C. Heibniz, intellectuel à louer   Jeu 2 Mar - 16:57

Bienvenue à toi et bonne chance pour ta fiche^^
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MessageSujet: Re: Virio C. Heibniz, intellectuel à louer   Ven 3 Mar - 10:21

Merci pour vos conseils et encouragements de bienvenue, ça fait très plaisir !

A bientôt dans la section RP, j'espère Smile

EDIT : Ma fiche est pour l'instant terminée, désolé du pavé monumental de la section "histoire", je me suis laissé emporter ^^'

A vous de me dire s'il y a quelque chose qui ne va pas, à présent, j'imagine Smile

EDIT 2 : Après avoir fureté sur d'autres fiches, j'ai décidé de détailler la partie "Magie" dans l'en-tête. On pourrait me reprocher que l'utilisation de telles magies est confuses, auquel cas je vais vous demander de me faire confiance quand je vous dit que c'est un investissement sur l'avenir Wink Les intrigues futures dévoileront mieux la personnalité de Virio.
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Angélique Guardinn

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MessageSujet: Re: Virio C. Heibniz, intellectuel à louer   Ven 3 Mar - 13:35

Ta fiche était très agréable à lire, je suis impatiente de rp en ta compagnie, que ce soit avec Ange pour une compagnie noble, ou Drah pour une compagnie aventurière. ^^

Bon courage pour ta validation !
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MessageSujet: Re: Virio C. Heibniz, intellectuel à louer   Dim 5 Mar - 19:43

Salut !

Bienvenue sur Cerith ! C'est moi qui vais m'occuper de ta fiche. Cette dernière a enthousiasmé plusieurs parmi nous, toutefois, il y a des éléments qui font qu'elle ne peut être validée dans l’immédiat.

- Le prénom : S'il n'y a aucun soucis concernant le pseudo de ton compte, j'aurais aimé que tu précise dans la fiche, dans le champ qui sert à ça, à quoi correspond le "C" !

- La magie : Tu reste très flou sur l'utilisation de la magie de l'illusion : a quoi cela sert de modifier un livre (encore, faire bouger les images, dans un but didactique, je comprend tout à fait, mais le reste ...). Tu n'indique pas non plus la durée ni l'ampleur de ces sorts. Nous sommes bien d'accord que la modification visuelle apportée se dissipe, dés que Virio n'est plus concentré dessus, n'est ce pas ? (et je comprend mal le lien entre les deux magies).

Le physique et la psychologie de ton personnage sont excellents, rien à redire là dessus.

- Concernant l'histoire ... et bien, y a beaucoup de problèmes, dont quelques uns qui risquent de te faire modifier des pans entiers, donc je ne vais pas beaucoup rentrer dans les détails :
Pourquoi le père de Virio n'a pas les fonds pour faire un petit voyage aussi simple que d'un village vers Risua (les routes sont très bien entretenues) alors qu'il dispose d'une bibliothèque entière (les livres, ça représente une petite fortune).
La religion dans Cerith part du principe que la magie a été apportée à son peuple par les dieux, elle est utilisée depuis des siècles, et est enseignée entre autre par des religieux ... pourquoi des gens penserait que ce soit blasphématoire ? C'est rigoureusement impossible, Bénaria n'est pas une région assez grande pour que des sous cultes aussi radicaux puissent s'y épanouir. Et surtout, pourquoi le père de Virio ne lui a rien expliqué à ce sujet, lui qui est un intellectuel ?
Je ne vais pas plus loin : ces éléments ont des répercussions sur toutes les étapes de la suite de l'histoire. Personnellement, je te déconseille de faire de Virio un total autodidacte question magie, c'est beaucoup trop compliqué à justifier.

Dernier point : ... c'est quoi un intellectuel à louer ? Je ne vois pas à quoi tu fais référence comme métier.

Hésite pas à me poser des questions par mp, entre autre sur l'académie (nous n'avons pas encore décrit son fonctionnement détaillé dans le contexte, c'est en cours), et bon courage !


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MessageSujet: Re: Virio C. Heibniz, intellectuel à louer   Mer 8 Mar - 17:15

Après concertation avec le staff, il apparaît que mes intentions concernant Virio ne sont pas compatibles avec l'état d'esprit voulu par les Administrateurs.

Ceux qui ont l'oeil fin l'ont peut-être vu : les majuscules des deux premiers paragraphes de l'histoire de mon personnage épellent les mots "mensonge" et "illusion", et ça n'était pas sans raison. Je voulais en effet jouer sur le côté illusoire et faux de Virio en présentant une image factice de lui afin de révéler, plus tard, dans le RP, sa vraie nature et son véritable visage afin de lui donner du relief et de jouer sur les secrets et faux-semblants.

Virio était supposé être une personne relativement peu honnête étant donné que sa vie se base sur les illusions : celle de sa propre personne, celle de son passé mais également celle de sa profession pour laquelle il n'hésite pas à plagier les œuvres d'autrui pour les incorporer dans les siennes.

Malheureusement, on m'a expressément demandé de réécrire la fiche de Virio selon sa vraie histoire si je voulais avoir une chance de jouer parmi vous, dilemme qui, au terme de cette journée de réflexion, ne me semble pas acceptable ni intéressant pour des raisons variées, la première étant que le personnage n'aurait en rien été aussi intéressant et amusant à jouer, et que si ces deux qualités ne me sont pas accessibles au travers du jeu de rôle, alors il n'y a aucune raison de m'éterniser ici.

C'est donc avec regret que j'annonce à ceux qui auraient espéré jouer avec Virio que cela ne se produira pas. Merci tout de même pour votre accueil chaleureux et vos messages d'encouragement.
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MessageSujet: Re: Virio C. Heibniz, intellectuel à louer   Mer 8 Mar - 17:41

Il existe peut être un moyen pour toi si ça t’intéresse de pouvoir écrire les deux histoires, la vraie et la fausse, en ayant une seul fiche. A travers le code, par le biais d'apparition et disparition de texte. Si ça t’intéresse, si le staff est daccord pour que tu le fasses aussi, c'est assez simple à coder. Après c'est une simple proposition, si tu veux retranscrire le côté "illusion" et "mensonge" de ton personnage, c'est faisable en terme de code.

PS : Enfin je me permet d'intervenir juste parce que je pense avoir une solution.
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