Le royaume de Cerith
Bonjour à toi !

Nous sommes ravis que tu parcours nos terres, cependant nous devons te rappeler que l'accès au royaume est interdit aux mineurs.
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En te souhaitant une excellente journée !

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 Event du 14 au 24 février 2018 : L'Haï-vey

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Orchal de Cerith
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MessageSujet: Event du 14 au 24 février 2018 : L'Haï-vey   Mer 14 Fév - 21:00

Event du 14 au 24 février 2018

Haï, le dieu requin, est le plus mystérieux de Cerith. Il règne à la fois sur tout ce qui est aquatique, et sur toutes les connaissances, que ce soit l'histoire, les techniques, ou les secrets.
Les Cerithiens ont l'occasion de lui rendre hommage vers la fin février, lors de l'Haï-vey. Fêtée le 24 février, il s'agit d'une veillée que l'on prépare soigneusement, rassemblant les familles, les amis, les voisins, même les passants, et que l'on poursuit loin dans la nuit. On y boit généralement des thés revigorants, parfois avec une touche d'alcool, et il est traditionnel de raconter plein d'histoires et de contes.

Afin de fêter cela, le staff vous propose un petit concours !

A chacun d'inventer un conte ou une légende, qui se déroule dans l'univers de Cerith, il y a "très longtemps". Le thème de cette année sera : Keh'faria !
En effet, depuis la découverte des Keh'fariens les histoires exotiques sont on ne peut plus à la mode en Cerith ! Un vent de nouveauté souffle, les bardes et les conteurs l'ont bien compris, et sont allés chercher des histoires et des légendes en Keh'faria.
Il peut s'agir d'histoires qui mettent en scènes des djinns (plus d'infos sur les djinns ici), ou simplement des keh'fariens (avant ou, au plus tard, pendant l'Arktem)

Vous avez jusqu’au 24 février au soir, à minuit, pour poster votre conte à la suite de ce message. Le classement sera révélé dans les jours qui suivront.

Chaque participant recevra 30 Cerithis, et le gagnant en recevra 70 !



(P.S. : prière de ne pas flooder ce message, et de le réserver aux participations. En cas de demande d'informations supplémentaires, demandez au staff ! )
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Keida Syndeval

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MessageSujet: Re: Event du 14 au 24 février 2018 : L'Haï-vey   Jeu 15 Fév - 11:56

Khassim et les Djinns

Au temps où les grands pères de nos grands pères n'étaient encore que les rêves de leurs grands-parents, au temps où les Djinns gouvernaient Keh'Faria des mers jusqu'aux sables, vivait un khalife, Khassim.

Fuyant le joug de Djinns maléfiques contraignant son peuple à la faim et à la soif, il avait jadis dérobé aux cruels tyrans un attribut magique, un sable bleu aux pouvoirs extraordinaires : grâce à lui, au beau milieu de la plaine ardente, Khassim fit naître un oasis, autour duquel la terre devint fertile et se bâtit sa ville : Alram'Azraq, le Clos des Sables Bleus. Furieux de son larcin, les esprits du désert s'abattirent sur son peuple :

Wuutan, le Djinn de l'air, commanda au vent de souffler, afin d'empêcher les récoltes de pousser, mais Khassim ordonna de construire de hauts remparts sur lequel le vent vint s'écraser, sans effet. Gantess, le Djinn du soleil, tenta à son tour d'abattre son châtiment sur Khassim et son peuple, mais l'eau de l'oasis magique s'évapora sous son courroux, créant des nuages qui l'empêchèrent de continuer, et qui de surcroît firent tomber la pluie sur les vergers. D'autres Djinns s'échinèrent, en vain, sous les rires moqueurs de Khassim. Découragés et humiliés par les échecs de leurs frères, les autres Djinns abandonnèrent, et partirent en vociférant, lançant alors une ultime invective :

"Un jour Khassim, tu te rappelleras qui est ta seule maîtresse !"

Mais, confiant du haut de ses remparts, Khassim les ignora.

Khassim régna alors sur Alram'Azraq, qui devint une prestigieuse ville brillant d'un éclat bien plus étourdissant qu'Al'Jiman aujourd'hui. Khassim eut de nombreux fils et de nombreuses filles, une épouse aimante et un peuple loyal et paisible. Alram'Azraq étendait sa renommée au fil des ans, et bientôt ce paradis attira maints et maints voyageurs, fuyant leurs contrées arides et le joug des Djinns, comme lui autrefois.

Une nuit, alors que Khassim contemplait fièrement sa ville du haut du balcon de son palais, Ran, le bienveillant Djinn de la Lune, apparût au khalife dans le reflet de l'oasis. Il lui tint alors ces propos :

"Puissant Khalife, demande pardon à mes frères pour tes crimes, et ils se montreront cléments à ton égard." Puis, il répéta la promesse des Djinns, mais dans la voix résonnait non pas l'écho de la colère, mais celui de la compassion : "Rappelles toi qui est ta seule maîtresse !"

"Mes Crimes ?" répondit Khassim, plein de colère "Mon seul crime est de m'être débarrassé du joug de tes frères, Djinn de la Lune ! Mon seul crime est d'avoir mené mon peuple à la paix et à la prospérité ! N'oublie pas, toi, qui est ton seul maître !"

Et il le renvoya avec mépris.

Le lendemain, Khassim fut réveillé par les cris de lamentation des habitants. Durant la nuit, l'oasis s'était asséché, plus aucun puits, plus aucune fontaine ne donnait autre chose que de la poussière. Alarmés, les habitants de la cité voulurent fuir la ville, mais les Djinns au dehors les en empêchèrent. Au premier jour, la soif et la chaleur emportèrent les plus faibles, au deuxième jour, elle emporta le bétail et les plantations, et enfin, au troisième jour, Alram'Azraq était devenue Alram'Aleizam, le Clos des Ossements.

Dans son dernier souffle, Khassim compris. Ce sable bleu qui avait été dérobé aux Djinns ne pouvait obéir qu'aux Djinns. Filaan, le Djinn de l'eau.

Sa seule maîtresse, la seule maîtresse des mortels était l'Eau.
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Angélique Guardinn

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MessageSujet: Re: Event du 14 au 24 février 2018 : L'Haï-vey   Jeu 15 Fév - 16:38

Le chant de l'Oasis.

Installez-vous, les enfants. Aujourd'hui je vais vous conter une légende ancienne, inscrite-même dans les légendes Keh'fariennes.

Les enfants s'installèrent en demi-cercle devant Angélique, pendant que le calme aussi s'installait dans la pièce, laissant à la louve le soin de pouvoir commencer un des récits du livre de conte qu'elle avait spécialement amené pour que les orphelins puissent profiter d'une histoire exotique, à l'occasion de l'Haï-vey.

Il était une fois, à une époque encore plus ancienne que l'Arktem -qui est le mot donné à un grand tournant de l'Histoire Keh'farienne, comparable à la chute pour notre propre Histoire-, alors que les furries étaient encore des tribus nomades qui longeaient les côtes, la tribu dont nous suivrons l'histoire venait de se faire repousser par une tribu ennemie, qui cherchait à garantir sa propre survie et son propre confort au dépend même de la vie d'autrui.

La tribu fut dans l'obligation de quitter cette zone, ainsi que toutes les autres zones côtières qui étaient déjà malheureusement occupéez par d'autres tribus. Ils n'eurent point le choix que de s'aventurer dans le désert : une plaine de sables encore rarement explorée à cette époque, à cause de la chaleur et de la déshydratation. Inévitablement, le premier jour de marche fut gourmand en soif, et les furries n'eurent pas assez vite l'idée de rationner l'eau. C'est pour cela qu'au premier soir, les membres se réunirent pour trouver une solution à cette désastreuse situation...
Le débat faisait rage, jusqu'à ce qu'une jeune fille de la tribu, nommée O'azis arriva en courant pour interrompre la discussion de ses ainés avec une grande nouvelle :


"De l'eau, de l'eau, il y a de l'eau dans le désert !" Exclamait-elle avec une joie non dissimulée, avant de s'élancer vers une colline de sable, qui offrait un magnifique paysage du désert avec au loin un coucher de soleil. Mais sans eau.

"Tu as dû rêver à cause de la soif, retournes surveiller les environs et laisses les sages méditer." Était la remarque sans doute la moins épineuse que reçut la jeune fille, qui avait juré avoir vue de l'eau, chose qu'elle rétorquait, alors qu'elle invitait même sa tribu de suivre cette direction sans plus tarder pour que ses proches puissent récolter de l'eau. En vain, malheureusement.

S'armant d'une lance et d'une demi-gourde d'eau, O'azis s'en alla seule vers ce qu'elle était persuadée d'avoir vue. Elle était déterminée à retrouver ce coin d'eau, pour le bien et la survie de sa famille et de sa tribu. Toute la nuit elle progressa contre la chaleur exténuante, le soleil déjà couché, avec comme arme à son courage sa volonté... Sa vue se troublait, ses pas étaient lourds, sa langue pendue n'avait même plus de goutte de salive, alors que son fond de gourde était déjà à sec.

Néanmoins, elle entendit soudainement une voix, ou plutôt un chant. Une voix mélodieuse qui résonnait dans le désert. Sans réfléchir, la jeune fille usait de ses dernières forces pour rejoindre l'origine de cette voix, étant assurée qu'elle la guiderait vers ce qu'elle cherchait.
Cependant, cette source semblait être impossible à atteindre, comme si chaque nouveau pas vers elle semblait ne pas faire avancer la jeune O'azis qui, à bout de force, tomba à genou et exprima de toute ses forces :


"Mais où es-tu ?!"

Avec son cri, la voix se tût soudainement, annonçant l'ultime signe de désespoir de la jeune fille qui laissa le reste de son corps s'écrouler dans le sable. Alors que ses yeux perlaient de larmes, O'azis laissa parler son chagrin, dans une complainte qui s'adressait à la fois à elle-même et à personne :

"Je ne désirais que le bien de mes proches, pourquoi, ô destin, m'affliges-tu un tel supplice ? Pourquoi m'envoies-tu cette voix me guider si ce n'est pour tomber sur rien ; Pourquoi fais-tu que mon corps s'assèche par la chaleur et mes larmes ? ; De quoi ai-je manqué pour libérer mon peuple de la mort qui les attend ? ; De quoi les miens sont-ils coupables pour affronter de tels tourments ?" Ses larmes coulaient sur le sable, sa voix devenait roque, mais toujours aussi portante de son incompréhension, et surtout, de son désir. "Toi que j'ai entendu chanter, toi qui m'entend me plaindre, je t'en conjure : prends ma vie si tu le souhaites, dans l'atroce souffrance de la soif même, mais offres en retour l'eau aux miens. Guide-les par ton chant, comme je l'ai fait en espoir de trouver l'eau, mais fais leur trouver ce qu'ils attendent. Pitié..."

Ses paroles se perdaient dans ses larmes, et ses mots n'étaient plus que des sanglots qui se perdaient dans la nuit.

Tôt le matin, la tribu d'O'azis eut la surprise d'entendre un chant, venant au-delà même de la colline de sable où devait se situer cette dernière, dans la direction même où elle avait juré avoir vue de l'eau la veille. Constatant au passage l'absence de la jeune fille, la tribu se hâta à partir pour suivre à son tour ce mystérieux et mélodieux chant. C'est à la suite de plusieurs heures de voyage, que la tribu eut la merveilleuse surprise de faire face à une étendue d'eau, en plein milieu du sable, limpide, propre, et à eux. Mais aussi, la tribu ne put ne pas apercevoir une lance, une gourde, et des vêtements flotter au centre de cette eau : c'étaient les affaires d'Oazis, dont la prière avait été entendue.


Suite à un court silence, Angélique referma le livre, annonçant la fin du conte. Quant au silence, il fut coupé par la voix d'un des orphelins, alors qu'il levait la patte pour demander, et prendre, la parole.

Qu'est-il arrivé à O'azis ? Elle est morte de soif..?

... Non, bien sûr que non... Les Dieux, enfin Djinns, Keh'fariens ont certainement fait en sorte que la jeune O'azis puisse profiter de cette oasis avec les siens.

La vérité était malheureusement toute autre : la fin du conte montrait la mort de la jeune fille, dont l'ultime prière avait sauvé ses proches, dont la vie fut prise par le Djinn de l'eau Filaan contre cette oasis, et dont les larmes donnèrent naissance à l'oasis.
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MessageSujet: Re: Event du 14 au 24 février 2018 : L'Haï-vey   

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